Le conseil vin de Viniflhor s’interroge sur les capacités de la filière à communiquer et fait ses recommandations pour la réforme de l’OCM
Le Conseil de direction spécialisé « filière viticole » du 23 mai, présidé par l’héraultais Jérôme Despey, a communiqué ses conclusions. Parmi elles, des points précis sur les forces de promotion et la réforme de l’OCM.En matière de consommation de vin, le comité relève une croissance engendrant « un développement régulier des échanges internationaux ». Il note toutefois que la consommation des ménages français est en baisse régulière. Les exportations, en particulier des vins blancs non VQPRD, sont en progression.En France, les dépenses liées à la publicité pour les vins ne représentent que 45,5M€ sur les 380M€ du budget boissons alcoolisées, signale le Comité. À ce titre, le Conseil « s’interroge sur la capacité de la filière de communiquer efficacement et sur la mesure du retour de l’efficacité sur investissement ».
Analyse du marché anglais
Concernant, les actions de promotion de la filière viticole sur le marché anglais, le Conseil souhaite « une meilleure harmonisation des différentes formes de promotion engagées par les productions françaises ». Le Conseil constate une progression des ventes en valeur mais un tassement en volume alors que le Royaume-Uni est le premier débouché export des vins français. Concernant leur profil, le Conseil indique qu’il « repose sur une présentation quasi exclusive en cépages, avec des teneurs en sucre souvent importantes même si la tendance semble à leur réduction. » Les vins de pays d’Oc font partie des mieux représentés, ajoute le Conseil.
Réforme de l’OCM
Un document de synthèse a été validé par le Conseil. Il sera transmis au Ministre de l’agriculture. Parmi les exigences : OCM spécifique, sans découpage ni transfert au second pilier avec maintien des compétences du Conseil sur les pratiques œnologiques et l’étiquetage, établissement des enveloppes budgétaires nationales sur la base de critères techniques, l’attachement au maintien du contrôle du potentiel de production, reconduction des mesures de régulation du marché. « Les représentants du négoce ont manifesté leurs attentes en matière d’étiquetage et de pratiques œnologique », précise le Conseil.N.B.










