Pyrénées-Orientales
Institutions
L'Agglo de Perpignan maintiendra son investissement à 100 M€

Le président de l'Agglo de Perpignan, Jean-Paul Alduy, a annoncé 100 M€ d'investissements en 2011, lors du débat d'orientation budgétaire, lundi 18 avril. Pour le premier budget de la nouvelle agglomération, élargie à 36 communes, il a également promis une politique budgétaire rigoureuse : « On va limiter la croissance de la masse salariale à 2 % à périmètre constant ». Evoquant les « nombreuses incertitudes » liées au changement de fiscalité, Jean-Paul Alduy
a indiqué que « la nouvelle fiscalité nous octroie 81 M€ de recettes, alors que la TP rapportait 55,3 M€. Toutefois, un dispositif d’écrêtement mis en place par l’Etat dans le cadre du FNGIR (fonds national de garantie individuelle des ressources communales, NDLR) ramène la recette fiscale à environ 60 M€, soit une hausse de 5 % par rapport à la recette de la TP ». Selon lui, d'autres incertitudes pèsent sur la taxe sur les surfaces commerciales (Tascom) ou encore sur la Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE).
a indiqué que « la nouvelle fiscalité nous octroie 81 M€ de recettes, alors que la TP rapportait 55,3 M€. Toutefois, un dispositif d’écrêtement mis en place par l’Etat dans le cadre du FNGIR (fonds national de garantie individuelle des ressources communales, NDLR) ramène la recette fiscale à environ 60 M€, soit une hausse de 5 % par rapport à la recette de la TP ». Selon lui, d'autres incertitudes pèsent sur la taxe sur les surfaces commerciales (Tascom) ou encore sur la Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE).
Pas de pression fiscale sur les ménages
« On ne touchera pas aux taux sur la fiscalité des ménages, a promis le président de l'Agglo. Quant à la contribution foncière des entreprises, nous sommes au taux maximum ». Selon lui, « une hausse de 1 % des taux génère 800 000 € de ressources ». Parallèlement à la mise en œuvre de la nouvelle fiscalité, l’élargissement du périmètre de l’Agglo, à travers la fusion avec la CC du Rivesaltais et de l’Agly, et l’intégration de Cabestany, permet de générer 22 M€ de DGF. « La dotation de l’Etat est passée de 54 à 74€ par habitant », se félicite Jean-Paul Alduy.
20 M€ pour l'économie
« Depuis 2005, nous avons réalisé en moyenne 105 M€ d’investissement. En 2011, nous prévoyons encore 100 M€ d’investissement, dont 52 M€ issus du budget principal. 40 % pour la voirie et 30 % pour l’hydraulique ». 40 M€ seront investis dans l'économie. « Nous pensons que le taux de réalisation sera de 50 %, donc 20 M€ seront réellement investis dans l’économie ». 10 M€ seront investis dans les pôles d’excellence, 4 M€ sur les ZAE généralistes, 2 M€ sur les ZAE de proximité et 3 M€ dans l’immobilier d’entreprise. La collecte et le traitement des déchets, domaine qui va bénéficier d’un budget annexe, représente 6 M€ d’investissement, tandis que le poste « eau et l’assainissement » génère 55 M€ d’investissement. Une enveloppe de 9 à 10 M€ sera consacrée au transport. François Calvet, maire du Soler, note que « les 6 M€ dédiés au logement génèreront 50 M€ d’investissement ».
30 M€ d'emprunt
Pour boucler son budget d’investissement, la collectivité a prévu un emprunt d’environ 30 M€. La dette cumulée du budget principal atteint 180 M€ fin 2010. « L’emprunt représente les deux tiers des réalisations de l’investissement. Cela s’inscrit dans le temps, en faisant aussi supporter aux générations futures le coût des réalisations », précise Bernard Dupont, maire de Canet-en-Roussillon et vice-président de l'agglomération en charge des finances. Selon lui, « l’appel à l’emprunt doit se faire dans des limites raisonnables, en s’appuyant sur la capacité d’autofinancement, qui sera de 16 M€ pour l’exercice 2011 ». Le budget de l’agglomération sera voté le 29 avril prochain.










