Gard
Aménagement - Urbanisme
La préfecture présente le Plan de prévention des inondations de Nîmes
La préfecture du Gard a présenté un document qui servira de base à la constitution du plan de prévention des inondations (PPRI) de Nîmes, lundi 16, lors d'une conférence de presse.
Alors que les autres PPRI comprennent généralement neuf zones de classements, celui de Nîmes devrait en compter 21, dont 9 où les constructions seront soit interdites, soit fortement réglementées « en fonction d'un croisement entre les aléas liés au risque inondations et les enjeux économiques », explique Jean-Emmanuel Bouchut, chef du service
observation territoriale urbanisme et risque.
Risque d'inondation fort
Ainsi, les constructions situées en zone rouge ou rosé (avec un risque fort) seront limités à R+3 et les contraintes d'érection seront évaluées au cas par cas. Il en ira de même le long du parcours du TCSP. Ici, l'Etat assume la contradiction d'urbaniser certaines zones où les constructions seraient interdites ailleurs. C'est le cas des zones traversées par le transport en commun en site propore, dans la mesure où il s'agit « d'un équipement structurant. »
Par ailleurs, dans les zones déjà urbanisées, où le risque d'inondation est fort, une construction à l'identique est autorisée. « Cependant les contraintes seront également revues à la hausse et il n'est pas dit qu'à la place d'un immeuble de 14 logements détruit, on autorise à nouveau la construction de 14 logements », détaille Jean-Pierre Segonds, directeur de la Direction départementale des Territoires et de la Mer du Gard.
Phase de concertation
Le PPRI de Nîmes va entrer à présent dans une phase de concertation. Il sera notamment présenté aux professionnels de la construction (promoteur, architectes...) et associés (notaires) la semaine prochaine. Les services de l'Etat tablent sur le début d'une enquête publique à l'automne et la mise en place du PPRI « d'ici la fin de l'année ou début d'année prochaine. »










