Le montpelliérain Efea veut engager davantage d'agriculteurs dans l’agrivoltaïsme
À l’inverse de nombreux acteurs du secteur, l’énergéticien montpelliérain Efea, qui propose d’installer des centrales solaires au sein des parcelles agricoles, a fait le pari d’associer les exploitants aux résultats énergétiques de celles-ci. « Actuellement, 90 % des acteurs de l’agrivoltaïsme louent les terrains des agriculteurs pour y déployer leurs installations, indique à La Lettre M Vincent Lorioux, son fondateur. Nous voulons plutôt travailler en partenariat avec eux en leur proposant d’être coactionnaires de la centrale, voire de la détenir. » La société est majoritairement détenue par Octopus Energy, qui l’a financée en augmentation de capital à hauteur de 6 M€ peu de temps après sa création en octobre 2024.
500 MW en développement
Salariant douze personnes, la jeune pousse travaille déjà sur une dizaine de projets de centrale pour des agriculteurs (seuls ou regroupés) en régions Occitanie, Centre et Pays de la Loire. Des panneaux photovoltaïques parfois décriés par les agriculteurs. Cependant, ces installations, dont les panneaux sont implantés à même le sol pour faire de l’ombre aux cultures ou aux élevages, mettent entre trois et cinq ans pour voir le jour, le temps d’obtenir les autorisations réglementaires nécessaires et de trouver le bon mécanisme pour revendre l’énergie produite. D’ici à dix ans, la société, qui n’a pas encore généré de revenus, a pour objectif de développer un portefeuille énergétique de 500 MW. Ces dernières années, plusieurs acteurs comme Agriwatt, Emeraude Solaire ou encore Sun’Agri ont vu le jour et proposent d’installer des panneaux photovoltaïques à la ferme, que ce soit sur les bâtiments (granges et hangars) ou pour fournir de l’ombre aux différentes exploitations. Toutefois, ces derniers sont décriés, notamment à cause de problèmes de rendement agricole et de perte de terrains au profit d’investisseurs dans l’énergie.











