France Relance : l’État lance les prêts participatifs
« Apporter des financements de long terme (d’une maturité supérieure à sept ans, NDLR) assimilables à des quasi-fonds propres pour les PME et ETI. » Tel est l’objectif des prêts participatifs et des obligations subordonnées, soutenus par l’État, présentés par Bruno Le Maire, ministre de l’Économie le 4 mars. Ils pourront être attribués dès le mois d’avril et jusqu’à fin juin 2022.
20 Md€ de financement
Ces nouveaux dispositifs viennent compléter l’arsenal du plan France Relance, et plus précisément les prêts garantis par l’État (PGE). Concrètement, au travers des prêts participatifs soutenus par l'État (PPSE, deux tiers du montant global débloqué) et des obligations (un tiers), 20 Md€ de financement de long terme vont être octroyés. Des fonds destinés à « conforter le bilan des entreprises françaises et à les aider dans la réalisation de leurs projets d’investissement », d’embauches et de développement de leur activité.
Modalités
Ces outils sont garantis par l’État à hauteur de 30 % et seront compatibles avec l’octroi d’un PGE. Les prêts participatifs ne commenceront à être remboursés qu’à partir de la cinquième année, ce qui explique qu’ils soient assimilables à des quasi-fonds propres. Leur taux oscillera entre 4 et 5 % pour les PME et entre 5 et 6 % pour les ETI. Ils pourront représenter jusqu’à 12,5 % du chiffre d'affaires pour les PME (250 k€ pour les plus petites PME éligibles) et 8,4 % pour les ETI.
Bénéficiaires
Toutes les PME, dont le chiffre d'affaires est supérieur à 2 M€, et ETI ayant des perspectives de développement « mais dont la structure de bilan a été affaiblie par la crise », peuvent en bénéficier. Ces prêts seront distribués par les banques, sociétés de financement ou fonds « dans le cadre d’un accord avec l’État ».










