Fil infos

Région Occitanie
|
Biotechs - Santé
| 4/09/2017

Les ambitions toulousaines du groupe Labosud

La vague de concentration dans le secteur de la biologie médicale se poursuit en Occitanie. Après les laboratoires Montagut-Rousselle-Demas et Vigne-Esquirol (5 biologistes associés, 119 salariés, 6 sites au total, CA n.c.), c’est au tour de Biopôle 31 (5 sites, 34 salariés, 6 biologistes associés, 4,3 M€ de CA) de rejoindre, avant l’été, le groupe Labosud (3.302 salariés, près de 400 M€ de CA, siège à Montpellier). D’ici à la fin de cette année, les trois laboratoires de biologie médicale (LBM) toulousains auront en parallèle achevé leur fusion pour ne faire plus qu’un, baptisé « Labosud Garonne » (filiale de Labosud Groupe). « Notre challenge est de se structurer tout en restant maîtres de nos décisions », résume Richard Fabre, biologiste associé de Biopôle 31 et président de l’Union régionale des professionnels de santé (URPS) biologistes d’Occitanie.
Refusant de s’adosser à des acteurs financiers, les trois labos toulousains ont été séduits par le modèle du groupe Labosud, basé sur « la maîtrise de notre capital, de notre territoire et de notre organisation », résume Thomas Hottier, médecin biologiste, membre de la gouvernance du groupe Labosud. Né fin 2010, Labosud Groupe s’est développé pour devenir, avec onze LBM sur quatre régions (Occitanie, Paca, Nouvelle Aquitaine, Auvergne Rhône-Alpes), 287 sites, 379 biologistes associés, 3.300 salariés et 8,9 M de patients traités par an, « le 1er groupe libéral de biologie médicale en France, au capital détenu à 100 % par des biologistes médicaux en exercice ».
Mutualisation. Parmi les motivations de ces rapprochements : la mutualisation de certains équipements ou activités. Sur les 27 plateaux techniques que comptent le groupe, certains sont ultra-spécialisés, en analyse vétérinaire par exemple ou en procréation médicalement assistée. Et Labosud et ses filiales sont par ailleurs actionnaires de la SAS Labofrance, filiale commune d’une trentaine de LBM implantés sur les deux tiers du territoire national (800 sites de laboratoires, 1.000 biologistes, 10.000 collaborateurs, 100 plateaux techniques, 1,2 Md€ de CA cumulé), créée début 2016. Basée à Montpellier et présidée par Georges Ruiz, président de Labosud, Labofrance « nous permet de rester indépendants mais de bénéficier de la force d’un réseau national (mutualisation des achats, de la logistique, de compétences en biologie spécialisée, etc. NDLR) », note Richard Fabre. Une mise en réseau qui va encore s’accélérer localement dans les prochains mois, Labosud ne cachant pas ses ambitions : « Nous avons la volonté de s’agrandir sur la région Occitanie. Des rapprochements avec des laboratoires indépendants sur Toulouse sont quasi signés, d’autres font l’objet de discussions bien avancées », indique Thomas Hottier, qui confirme par ailleurs que le groupe changera de nom cet automne.

Aline Gandy
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie