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| | 28/03/2007

Gérard Borras, président de la CCI de Montpellier, réfute la totalité des accusations de Joseph Francis (Comeca)

Alors que se tenait une des quatre assemblées générales annuelles de la CCI hier mardi 27 mars, Gérard Borras répond à La Lettre M sur les accusations soulevées par Joseph Francis, pdg de Comeca sur le supposé ponctionnement du pôle formation (cf. La Lettre M n° 1004) par les services généraux, mais aussi sur les liens entre la société de Gérard Borras, Littoral Bureaux et un de ses clients, le groupe Oceanis, auquel une SCI de la Chambre a vendu des biens immobiliers en 2001.. Budget de la Chambre et liens interservices« Ces attaques sur le budget ont déjà été présentées lors de deux assemblées générales précédentes et nous y avions répondu. Ce sont des attaques non seulement calomnieuses, mais erronées et farfelues. Tout d’abord, la chambre a un seul budget. Le pôle formation n’est pas ponctionné par la Chambre ; il est déficitaire. Si la Chambre n’avait pas joué son rôle d’élément moteur, l’école ne serait pas où elle en est. C’est la Chambre qui a développé Sup de Co, la faisant passer de 350 à 2 500 élèves, sans subvention des collectivités ». Le pôle serait déficitaire de plus de 800 000 € (budget de 20 M€, tout comme l’aéroport). La contribution 2006 du pôle formation, 681 000 €, est justifiée par la facturation de l’action « au prorata » des services généraux et administratifs (RH, communication...). Idem pour l’aéroport.De plus, dans une CCI, insiste Gérard Borras, entouré de son directeur général des services, Philippe Giulani, les décisions sont prises de manière collégiale, et sont contrôlées par un commissaire aux comptes - KMPG - et par la préfecture via le contrôle de légalité. Un audit mené pour la CCI par Coex sur les rapports avec le pôle formation, diligenté pour répondre aux points soulevés par Joseph Francis, est « sans ambiguité », assure Gérard Borras. Celui de la Chambre régionale des comptes, terminé, et qui sera publié en juin, « le montrera également ». Les précédents présidents du groupe Sup de Co, Max Ponseillé (le 20 mars) et Gérard Maurice (le 26 mars) ont témoigné par écrit de leur soutien. Le directeur du pôle, Didier Jourdan, a lui aussi pris la plume le 20 mars en regrettant « un débat dépassé » . Il condamme « la déformation de la réalité » par la divulgation d’un de ses courriers deux ans après son envoi, ainsi que le possible « affaiblissement du groupe Sup de Co Montpellier ».Lors de l’AG du 27 mars, le budget (environ 50 M€) a été adopté à nouveau (une modification - favorable - des ressources de la TATP l’imposait). Résultat du vote : 70 % des voix pour et 30 % contre. « Le budget, reconnaît Gérard Borras, est en déficit de 4 M€, « pour des raisons purement techniques, liées à l’arrêt de la concession à la fin de l’année et aux amortissements de caducité nécessaires, qui portent sur une période d’un an au lieu de 10 ans ».. Liens avec Littoral Bureau. Dans l’affaire des logements étudiants d’une SCI filiale de la Chambre vendus en 2001 au groupe Oceanis, dont Gérard Borras est fournisseur, ce dernier rétorque : « Un président de chambre ne peut pas être à la retraite. Oceanis était le mieux disant, il a été choisi dans les règles par le conseil d’administration de la SCI. C’est calomnieux de croire que je pourrais pervertir une douzaine de personnes... D’ailleurs, ma société fait aujourd’hui la majorité de son chiffre d’affaires avec des clients à l’extérieur de Montpellier. ». Sur la location de la loge au Stade de la MossonAutre sujet évoqué par Joseph Francis, la location d’une loge par la CCI au club de football. La commission « conflits d’intérêt » s’est saisie du sujet - Louis Nicollin, un des élus des la Chambre est président du MHSC. Elle a jugé « qu’il n’y a pas de risque de conflit d’intérêts » car « il existe une convention en bonne et due forme », « il est difficilement possible de faire jouer la concurrence par le biais d’un appel d’offres compte tenu qu’il n’existe qu’un seul club de niveau national à Montpellier » et enfin  « qu’il existe une vraie prestation allant dans le sens du développement de mise en contact des entrepreneurs ».Gérard Borras compte-il attaquer en justice Joseph Francis ? « Je l’attaque sur les attaques personnelles concernant ma société. Je réfléchis à la question, tout comme le directeur financier, pour les accusations sur la gestion de la CCI... »

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