Le Département prévoit d'investir 227 M€ cette année
Présenté le 16 février, le projet de budget primitif 2026 du Département de l’Hérault, dont l’adoption est prévue fin mars, prévoit 1,7 Md€ de recettes et 1,8 Md€ de dépenses. Côté investissements, la collectivité prévoit 227,2 M€ de dépenses, soit un montant en baisse de 9 % par rapport au budget 2025. « Après plusieurs années d’investissements soutenus, le Département entre dans une phase de gestion prudente et défensive de son patrimoine », précise à ce sujet l’institution présidée par Kléber Mesquida. Les nouveaux projets de construction ou de réhabilitation lourde sont pour la plupart suspendus, à l’exception de quelques opérations indispensables ou déjà engagées. »
Hausse des dépenses de fonctionnement
Le Département entend prioriser ses investissements à l’entretien du patrimoine immobilier existant, à la préservation des espaces naturels et la prévention des risques, à la sécurisation et à l’entretien du réseau routier et au soutien aux communes et aux intercommunalités. « Cette stratégie, contrainte mais responsable, vise à préserver l’essentiel, garantir la sécurité et la continuité du service public, tout en préparant à moyen terme les conditions d’un redémarrage progressif de l’investissement lorsque la situation financière le permettra », indique également la collectivité. En hausse de 2,7 %, ses dépenses de fonctionnement sont prévues à hauteur de 1,56 Md€, dont 487,6 M€ liées à l'autonomie et 300 M€ à l'insertion. « Si l’Hérault reste un territoire dynamique et très attractif, en particulier pour les jeunes adultes et les retraités, faisant du département le deuxième le plus peuplé d’Occitanie avec 1 252 900 habitants, il connaît également un taux de chômage élevé supérieur à la moyenne nationale (10,6 %, + 0,3 point) et un taux de pauvreté supérieur à la moyenne nationale, autour de 19,4 %, rappelle-t-il au sujet de sa situation financière. Cette hausse démographique s’accompagne ainsi mécaniquement d’une hausse du nombre de bénéficiaires de prestations sociales (personnes âgées, en situation de perte d’autonomie ou de handicap, insertion des jeunes et bénéficiaires du RSA, aide sociale à l’enfance…). Ces dépenses obligatoires, dont l’évolution échappe largement à la maîtrise locale, pèsent durablement sur l’équilibre des finances départementales. À cela s’ajoute le ralentissement des acquisitions de biens immobiliers dans un contexte marqué par des taux et des prix régionaux toujours élevés et un marché peu favorable qui induit une baisse du produit des droits de mutation à titre onéreux (DMTO) depuis 2023, réduisant encore la marge de manœuvre financière des collectivités, et ce malgré une légère reprise du produit en 2025. »











