Les voyants financiers sont au vert pour le Crédit Agricole Toulouse 31
Le Crédit Agricole Toulouse 31 enregistre en 2024 un produit net bancaire (PNB) de 258,1 M€, en hausse de 5,1 % sur un an, et 56,5 M€ de résultat net (+ 15 %). « Ce n’est pas une finalité mais un moyen pour développer notre utilité », estime Nicolas Langevin, DG de la caisse régionale, qui compte 1 365 salariés et 100 agences. La banque explique cette évolution par l’augmentation du nombre de clients (+ 8 000 net), l’élargissement du champ serviciel, l’évolution du tarif des services et la solidité des fonds propres (1,2 Md€). Quant au coût du risque, il s’établit à 13 M€, contre 8 M€ en 2023, « un chiffre excessivement bas », assure Nicolas Mauré, président. Le BTP et le commerce de proximité sont les secteurs les plus risqués.
Se différencier des concurrents
À travers son nouveau plan stratégique Impulsion 2027, la caisse régionale espère un nouvel élan pour « atteindre ses ambitions et être plus rentable ». Elle souhaite, dès cette année, adapter et renforcer son offre de services. « Nous voulons nous différencier de nos concurrents sur la qualité du conseil et la qualité relationnelle », explique Nicolas Mauré. Le Crédit Agricole Toulouse 31 se fixe l’objectif d’atteindre 500 000 clients d’ici à deux ans, contre 485 000 actuellement. Si le nombre d’agences est stable depuis 2017, une étude d’implantation est en cours afin de réfléchir à des déplacements d’agences ou à des ouvertures en vue de l’arrivée de la ligne C du métro toulousain.
Autres axes stratégiques : le déploiement d’un outil numérique « afin d'apporter plus de valeur ajoutée aux clients » et l’accompagnement de projets dans les secteurs de la transition énergétique (300 projets fixés en 2025) et de la santé. La banque prévoit cette année de financer, en coopération avec Crédit Agricole Santé & Territoires, la création de plusieurs maisons de santé Office Santé, dont une à Toulouse dans le quartier de Saouzelong. Elle annonce aussi poursuivre son accompagnement du dispositif de télémédecine Omedys. Une plateforme accueillant des médecins devrait ouvrir courant mai à Toulouse ; le recrutement de professionnels de santé en relais dans les déserts médicaux du département est en cours. « C’est une expérimentation, précise Nicolas Langevin. Nous visons une petite dizaine de prestataires cette année. » La banque coopérative et mutualiste ambitionne enfin de développer son PNB dans les deux prochaines années en restant sur une dynamique de 5 à 6 % par an.











