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Education - Formation
| 21/10/2014

Zoom sur. Centre Universitaire Jean-François Champollion, nouveaux projets structurants

Fort d’une croissance régulière de ses étudiants et de ses offres de formations, le Centre Universitaire Jean-François Champollion, dont le siège est à Albi, nourrit de nouveaux projets et revendique plus d’autonomie et un statut d’EPSCP.

Créé en 2002 sur la base d’antennes délocalisées des universités toulousaines, le Centre Universitaire Jean-François Champollion conforte un peu plus chaque année son ancrage, sur Albi, mais aussi Castres, Rodez, Figeac, Millau, Sainte-Affrique, Aubin, Carmaux ou encore, Revel (où une licence professionnelle relève de Champollion).

Des effectifs à la hausse
« Nos effectifs sont en constante augmentation », se félicite Hervé Pingaud, directeur de l’établissement. Le Centre universitaire affiche depuis 3 ans une croissance de ses effectifs étudiants de l’ordre de 10% par an. « Cette croissance devrait se maintenir entre 4 et 7% sur les prochaines années », prévoit Hervé Pingaud. « A ce rythme, nous devrions compter entre 6 000 et 7 000 étudiants à l’horizon 2020 ». Au 15 octobre 2014, le nombre d’inscrits est de 3 450 étudiants.
Sans compter les formations post-bac qui ne relèvent pas du Centre Universitaire (les 3 IUT, l’Ecole des Mines d’Albi, les formations d’infirmières et les BTS…). Au total, la communauté étudiante sur le territoire concerné par Champollion dépasse les 10 000 étudiants, avec de plus en plus de mutualisation. Ainsi l’Institut des Formations des Soins Infirmiers, dont le chantier, sous maîtrise d’ouvrage de la Région (cf. mps n° 1944), démarre ce mois-ci sur le campus d’Albi. Il accueillera 500 étudiants, inscrits à l’Université Paul Sabatier, à l’horizon 2016. Egalement dans les tuyaux, le projet de relocalisation sur le campus, de l’ESPE (Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education).

Toujours plus de formations
Une progression des effectifs étudiants due au développement de nouvelles formations et à la progression des primo-entrants. L’établissement affiche une 1ère place nationale pour le passage de 1ère en 2e année de licence. « Des scores qui jouent sur l’attractivité de nos sites », souligne Hervé Pingaud. Au titre des dernières formations mises en œuvre : la création sur Albi, d’une licence professionnelle, en partenariat avec l’Université Régionale des Métiers de l’Artisanat, destinée à des apprentis dans l’optique d’une reprise d’activité artisanale ; d’un master autour des risques sur Albi et Rodez ; l’introduction de l’apprentissage à l’école d’ingénieurs castraise ISIS (Informatique et Systèmes d’Information pour la Santé) et l’élargissement d’un recrutement au niveau bac, toujours à ISIS, dans le cadre d’un accord avec l’Insa (cf. mps n° 1976) ; une licence professionnelles « développement du conseil en filière équine », à Sainte-Affrique, avec le lycée La Cazotte.

42 M€ attendus au contrat de plan
Pour faire face à cette croissance, Champollion a adopté un premier schéma d’investissements.Enveloppe attendue au contrat de plan 20014-2020 : 42 M€. Au programme : 3 opérations majeures. 18 M€ sont prévus pour finir sur Albi, la rénovation de l’ancienne caserne (bâtiment administratif, locaux d’enseignement et de vie étudiante) et la mise en conformité énergétique de ce complexe d’une dizaine de bâtiments. Sur Rodez, le projet a été revu avec le choix d’une relocalisation complète sur le secteur de Saint Eloi, dans un souci de mutualisation avec l’IUT, avec la construction d’équipements communs, dont un restaurant universitaire et des installations sportives. Total : 20 M€. Enfin, 4 M€ sont prévus pour la réalisation à Castres d’un Learning Center, en partenariat avec l’IUT et le lycée Bordebasse. «On attend les derniers arbitrages de l’Etat d’ici la fin de l’année », rappelle Hervé Pingaud.

Changement de statuts
En parallèle, le Centre universitaire Jean-François Champollion est engagé dans une nouvelle démarche, pour faire évoluer son statut d’EPA (établissement Public à caractère Administratif), en EPSCP (établissement Public à caractère Scientifique Culturel et Professionnel). «L’objectif est de devenir l’organe de coordination de l’enseignement supérieur sur le Nord-Est de Midi-Pyrénées», précise Hervé Pingaud. Un comité «Champollion 3.0», présidé par le recteur honoraire Christian Forestier, dans une réflexion commune à la Comue de Toulouse (Communauté d’Universités et d’Etablissements), la Région, l’Etat et le Centre Universitaire Jean-François Champollion, devrait remettre ses conclusions le 18 novembre prochain.
Marina Angel

Jean-François Champollion :
- 3 850 étudiants attendus pour 2014/2015
- 16 licences généralistes
- 11 licences professionnelles, déclinées en 18 spécialités
- 7 spécialités de masters
- 1 école d’ingénieurs « Santé/TIC » à Castres
- 124 emplois délégués par l’Etat et 82 en budget propre

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