Un développement « raisonnable »
« Le développement de Quint-Fonsegrives est le résultat d’une croissance raisonnable » déclare Bernard Solera, maire de la commune. Localisée près du périphérique Est de l’agglomération toulousaine, elle est un trait d’union entre l’urbain (Toulouse), le péri-urbain (Saint-Orens, Balma...) et le rural (Flourens, Pin-Balma, Aigrefeuille, Drémil-Lafarge...)
Malgré une pression immobilière réelle, aussi bien, du secteur privé que du secteur public, la municipalité entend maîtriser sa croissance démographique.
Pas de fièvre immobilière
Son Plan Local de l’Habitat (PLH), qui arrive à son terme, prévoyait la construction de 40 logements par an. Ce scénario a été respecté et le prochain PLH devrait se doter d’un objectif quantitatif identique. La commune ne compte que 7 % de logements sociaux, loin des 20 % requis par la loi aujourd’hui. Pour avancer dans cette voie, elle demande, désormais, dans les futurs programmes immobiliers entre 25 et 30 % de ce type de logements afin d’avancer, progressivement, vers les impératifs de la loi et éviter ainsi les pénalités financières. Les promoteurs privés sont aussi en quête du foncier sur la commune car, les opérations seraient facilement commercialisées et avec des marges intéressantes mais, Bernard Solera entend sauvegarder la taille humaine de cette collectivité.
La ville a par ailleurs une politique active de gestion de son foncier puisqu’elle détienne plus de 20 ha (La Gamasse) qu’elle a acquis dans le temps. Ces terrains ne seront pas ouverts à la construction avant que les accès par les transports soient plus rapides et que la commune voisine de Balma ne décide d’urbaniser la partie contiguë à ce foncier. Ce n’est pas pour demain donc. Enfin, près de la moitié de la surface de Quint-Fonsegrives est actuellement classée non constructible, ces terrains sont situés, pour l’essentiel, dans la partie la plus lointaine de Toulouse et la municipalité n’entend pas réviser son Plan Local d’Urbanisme pour favoriser la constructibilité de ces surfaces.
Peu de nouveaux équipements publics en projet
Le revenu par habitant de Quint-Fonsegrives est l’un des plus élevés des communes faisant partie de Toulouse Métropole. La vie associative y est fort active et la ville s’est dotée progressivement des équipements publics avec un souci : mutualiser au maximum leur usage pour les rendre plus supportables pour les finances publiques.
Ainsi, le centre de loisirs construit, il y a peu, est localisé près du groupe scolaire et il est doté d’une salle multifonctions d’une capacité de 350 personnes (3 M€ d’investissement). Les autres équipements publics sont : le gymnase, la salle polyvalente, les terrains de tennis, le boulodrome...
Enfin, des locaux supplémentaires, situés près du groupe scolaire, vont être acquis en vue d’y installer le Clae et un certain nombre des associations de la commune, les travaux pourraient intervenir en 2015/2016, l’état d’avancement du projet est trop récent pour pouvoir le chiffrer aujourd’hui.
Peu de disponibilités pour accueillir les entreprises
Trois zones d’activités sont localisées sur la commune : Ribaute I, II et III. Environ 250 entreprises y sont installées, elles emploient, au total, près de 1 200 salariés, dont 350 vivent à Quint-Fonsegrives. La dernière zone d’activités de la commune, Ribaute III, est devenue opérationnelle l’année dernière. Elle dispose actuellement d’une superficie de 3,2 ha et 13 nouvelles entreprises s’y sont implantées.
Il reste quelques lots encore disponibles mais, dans le cadre actuel, les réserves foncières pour les y accueillir sont, plutôt, limitées. Au total, les trois zones d’activités de la commune occupent environ 15 ha.
Capio va y construire sa clinique
Il s’agit du « grand projet » sur Quint, le groupe Capio va construire une nouvelle clinique dans l’Est de l’agglomération sur les terrains de la commune.
Cet équipement sera situé à l’extrémité de la commune, le développement indirect généré par ce type de construction (hôtellerie, restauration, services à la personne...) serait plutôt situé sur Balma.
Par ailleurs, la commune dispose déjà d’un «pôle santé» avec la maison de retraite et la clinique Midica France.
J. Subirats
Quint en chiffres
5 100 habitants
750 ha de surface
94 salariés (Mairie + CCAS)










