Toulouse : le projet de chaîne d'assemblage A321 suspendu aux cadences d'Airbus
Le projet d'implantation à Blagnac d'une chaîne d'assemblage dédiée aux appareils A321 est-il sur le point d'être relancé, comme bruisse la rumeur dans le landerneau aéronautique régional ? Pour le territoire, le dossier est éminemment stratégique. L'initiative avait été officiellement annoncée par le groupe Airbus en janvier 2020. Selon le calendrier évoqué à l'époque, la nouvelle ligne de fabrication – dotée selon l’avionneur « des dernières technologies numériques » et destinée à compléter les chaînes d’Hambourg (Allemagne) et de Mobile (États-Unis) - devait être mise en service mi-2022 dans l’usine Jean-Luc Lagardère d’Airbus, site d’assemblage historique de l’A380 et du BelugaXL. Avec, à la clé, plus de 500 emplois sanctuarisés.
Vers une « reconnexion au plan initial » ?
Mais depuis, la crise de la Covid-19 a mis l'initiative en pause, au grand dam des élus locaux. En janvier dernier, Jean-Luc Moudenc, maire LR de Toulouse et président de Toulouse Métropole, rappelait dans nos colonnes sa volonté de voir le projet maintenu. « C'est un combat que nous allons devoir mener cette année, afin que cette chaîne d'assemblage voie bel et bien le jour à Toulouse, nous confiait-il. Le sujet a été naturellement repoussé, du fait de la crise. Mais je pense qu'il va rebondir en 2021. » Contacté par La Lettre M, Airbus reste néanmoins prudent, assurant que, du fait de la crise sanitaire et de ses effets sur le secteur aérien, le projet est toujours « en attente » et que sa priorité, pour l'heure, est à la préservation de ses liquidités. L'avionneur précise cependant que lorsque les cadences augmenteront à nouveau, il se « reconnectera au plan initial ».
Des cadences en légère hausse
Les cadences de la famille A320 sont pour le moment en légère augmentation. Fin janvier, Airbus a en effet annoncé sa volonté de passer progressivement, pour ce type d'appareils, de 40 appareils par mois à « 43 au troisième trimestre et à 45 au quatrième trimestre 2021 ». Une montée en cadence, certes, mais « plus lente que les 47 avions par mois initialement envisagés à partir de juillet », rappelle l'avionneur.










