Agence européenne du médicament : Lille dame le pion à Toulouse et Montpellier
C'est finalement Lille qui portera la candidature française pour accueillir l'Agence européenne du médicament (AEM), actuellement basée à Londres et devant quitter l'Angleterre pour cause de Brexit. « Xavier Bertrand, président (LR) du conseil régional des Hauts de France, et Martine Aubry, maire PS de Lille, ont confirmé mercredi que c’est la candidature de Lille que la France portera devant la commission européenne, pour une finale où la capitale des Flandres affrontera notamment Stockholm (Suède) et Milan (Italie) », indiquent nos confrères de La Voix du Nord, mercredi soir sur leur site web.
Montpellier et Toulouse faisaient partie des huit métropoles* à avoir été auditionnées les 12 et 13/4 à Paris en vue de la candidature française pour accueillir l'AEM. Le comité interministériel français, composé de représentants des administrations centrales, devait présenter au chef de l’Etat une short-list de 3 villes. Le comité s’appuie sur plusieurs critères comme celui de l’implantation du site avec l’espace, l’équipement et le coût proposés, l’accueil des agents et de leurs familles avec, par exemple, la présence d’établissement scolaires internationaux, l’accessibilité du site avec un aéroport international notamment, une offre de transport et hôtelière de qualité, mais aussi l’attractivité de l’environnement social et économique et les mesures d’accompagnement proposées pour faciliter l’accueil et l’installation du personnel et de l’agence. L’AEM emploie 897 personnes dont 12,5 % de Français, 12,3 % d’Italiens et 10,6 % d’Espagnols. Copenhague, Milan, Bonn, Bruxelles et Barcelone sont déjà candidates.
Montpellier : Saurel promettait 40 M€
« Décrocher l’implantation de l’AEM relèverait de l’exploit pour Montpellier, notamment à cause de l’absence d’établissements scolaires anglophones », précisait une source proche à La Lettre M ce mercredi. Pour tenter de combler cette lacune, Philippe Saurel, président DVG de Montpellier Méditerranée Métropole, avait promis, lors de cet oral, de sortir le carnet de chèques, avec 40 M€ dédiés à la construction de 25.000 m2 à 50.000 m2, pour 2019, dans le secteur Euromédecine (pôle santé/biotechnologies), au nord de la ville. Trois autres sites ont été présentés au ministère de la Santé : quartier Cambacérès (nouvelle gare TGV), quartier d'affaires Eurêka et bureaux en cœur de ville, dans l’ancienne faculté de Médecine et l'ancien Institut de Biologie.
Le président délégué du cercle Mozart (Montpellier), Bernard Serrou, s’est interrogé mardi soir, lors d'un débat à Montpellier Business School, sur la méthodologie entre les deux métropoles d'Occitanie. « Comment peut-on penser l’obtenir quand les deux métropoles de la même région, Montpellier et Toulouse, sont candidates ? », regrettant l’absence de rassemblement sur d’autres thématiques comme l’Idex (investissements d’avenir) et la protonthérapie.
* Strasbourg, Lens-Liévin, Lille, Lyon, Montpellier, Nice, Paris-Villejuif et Toulouse.










