Toujours plus de monde pour Millésime Bio
Le salon professionnel des vins bio Millésime Bio ouvrira ses portes à Montpellier le 25 pour 3 jours. 873 exposants sont inscrits à la Mecque du vin bio, soit une centaine de plus par rapport à l’édition 2015. C’est chaque année un peu plus. « Une centaine d’entreprise sont encore sur liste d’attente cette année », indique Cendrine Vimont, responsable de la communication de SudVinBio, l’association organisatrice du salon. « Nous essayons de maintenir un bon ratio entre le nombre d’exposants et le nombre de visiteurs pour être efficace ». En 2015, Millésime bio affichait 4 800 visiteurs (en entrée unique).
Nouveaux acheteurs
Les régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, désormais unies, forment le premier vignoble bio de France en surface (23 303 ha) et en nombre d’exploitations (1 557). « Chaque année, le vignoble languedocien gagne 1 000 ha supplémentaires », précise Patrick Guiraud, président de SudVinBio. Sur les 600 M€ de CA réalisés au niveau national, l’ex-région Languedoc-Roussillon représente le tiers, soit près de 200 M€. « La nouveauté pour la filière réside dans la présence de metteurs en marché qui ne sont plus exclusivement sur le bio. Désormais, tous les metteurs en marché ont une offre bio ». Pour ces « nouveaux acheteurs », VinSudBio a décidé de proposer à l’occasion de Millésime Bio un cycle de conférences « pour expliquer comment vendre du vin bio », rappelle Patrick Guiraud.
Vente directe en tête
La vente directe représente encore le principal réseau de distribution des vins bio avec près de 40 % des parts de marché. Elle est suivie du réseau des cavistes et des réseaux spécialisés. À l’opposé, la grande distribution est encore le plus petit avec 19 % des parts de marché. « Il y a encore 5 ou 6 ans, il n’y avait pour ainsi dire pas de vin bio en grande distribution », rappelle Patrick Guiraud. « En 10 ans, nous avons multiplié par cinq la surface plantée en bio. Cette offre supplémentaire nous a permis d’aller sur de nouveaux marchés tel que la grande distribution ». Et qui dit grande distribution, dit volumes suffisants. « La grande distribution représente 22 % de notre CA France (2,2 M€), ce qui est assez peu. Le reste de notre CA vient des magasins spécialisés. La grande distribution s’intéresse au bio depuis 5-6 ans seulement. On y arrive progressivement », indique de son côté Magali Weiss, directrice marketing de la maison de négoce Terroirs vivants, exclusivement sur le bio.










