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| 16/02/2021

Speedy Nanie : le "Uber" toulousain de la garde d'enfants

Lauréate du programme French Tech Tremplin, la start-up toulousaine Speedy Nanie veut révolutionner le secteur de la garde d’enfants. Les deux jeunes fondatrices, Prescillia Essoh et Sarah Aït Takka, accompagnées depuis un an par le pré-incubateur de la Mêlée numérique, lancent la version bêta de leur application qui propose aux parents de trouver une nounou à la dernière minute.

« Lorsque nous étions étudiantes, nous avons toutes les deux fait du baby sitting. Un jour, Prescillia a eu un accident de voiture et n’a pas pu aller travailler dans la famille où elle se rendait régulièrement. Elle a eu des difficultés à trouver quelqu’un, puis m’a finalement proposé de la remplacer. Nous nous sommes alors rendu compte que ce système de cooptation rassurait beaucoup les parents », explique à La Lettre M Sarah Aït Takka. De cette expérience naît l’idée de monter une entreprise pour proposer aux parents en recherche de solution de garde une « communauté » de nounous. L’entreprise Speedy Nanie, lancée officiellement début janvier 2021, s’adresse aux parents de jeunes enfants et aux nounous, qu’elles soient babysitter ou assistante maternelle agréée. L’application permet aux premiers de trouver une solution de garde d’enfants à la dernière minute, et aux nounous de trouver des missions de dernière minute pendant leur temps libre. « Ça fonctionne un petit peu comme l’application Uber : le parent se connecte et trouve instantanément les nounous disponibles autour de lui », explique Prescillia Essoh.

Objectif : le marché national dès 2022

Les fondatrices ont déjà rencontré et recensé sur leur plateforme près de 70 nounous intéressées par le concept. Elles recrutent actuellement 100 parents prêts à tester la version bêta de l’application. « Notre but est de tester l’application pendant environ trois mois auprès de 100 nounous et 100 parents de Toulouse et son agglomération, afin d’identifier les bugs éventuels et les améliorations que nous pourrions apporter », indique Sarah Aït Takka. Les deux fondatrices espèrent lancer la version finale avant la fin du premier trimestre 2021 et affichent des objectifs ambitieux : être présentes sur toute l’Occitanie d’ici à la fin de cette année et s’attaquer dès 2022 au marché national, en ciblant les grandes villes comme Paris, Bordeaux, Marseille ou Lyon.
Lancée grâce à la bourse de 45 000 € obtenue dans le cadre du programme French Tech Tremplin, la start-up repose sur un modèle économique « assez proche de celui de Uber ou Airbnb, expliquent les fondatrices. Les parents paient les nanies sur notre plateforme, et nous prenons une commission. Nous savons que nous courrons le risque que les parents et nounous contournent l’application, mais si nos services sont suffisamment bien faits pour leur simplifier la vie, alors ils resteront sur notre plateforme ».

Bérengère Bosi / bosi@lalettrem.net
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