Spécialiste de la sérigraphie, Prodecran s'ouvre à l'aéronautique
De la sérigraphie à l'aéronautique il n'y a qu'un pas. Si le cœur de métier de Prodecran (15 personnes, CA 2019 : près de 2 M€, siège à Saint-Christol-les-Alès) est la fabrication d’une émulsion photosensible pour la sérigraphie, l'entreprise a intégré, en septembre 2020, un conglomérat d’entreprises piloté par la Direction générale de l’armement (DGA). « Nous oeuvrons dans un projet commun, explique Jérôme Guiot, gérant de Prodecran, à La Lettre M. Afin de concevoir, par exemple, des pièces d’avions plus légères, moins polluantes ou nécessitant des matériaux disponibles en France. » L' initiative est aussi portée par l'avionneur toulousain Airbus et bénéficie du soutien de fonds pour la modernisation du secteur aéronautique dans le cadre du plan France Relance (montant non communiqué). Pour Prodecran, cette aventure lui permet aussi de mettre un bien dans le secteur aéronautique et, peut-être, de se faire connaître auprès de nouveaux prospects.
Diversifier son activité
Cette ouverture vers l'aéronautique, n'est pas la seule piste de diversification engagée par Prodecran. « L’âge d’or de la sérigraphie était plutôt dans les années 1980-2000 », souligne Jérôme Guiot. Ainsi, bien que le métier historique permette toujours à l’entreprise de maintenir son activité, le gérant développe d’autres métiers visant à assurer l’avenir, sur le long terme, de Prodecran. Ainsi, l’entreprise s’est récemment lancée dans la production de résines destinées au renforcement de structures (pièces métalliques notamment). « Pour l’instant, cela ne représente que 50 k€ de notre CA global. » Et d’ajouter : « D’autres collaborations sont également en cours de développement pour la fabrication de peintures et autres produits complémentaires à notre actuelle émulsion ». La société a aussi internalisé en septembre dernier un atelier de soudure, « une activité que nous sous-traitions auparavant ». Enfin, afin de capter de nouveaux clients dans le secteur de l’imprimerie, l’entreprise gardoise travaille sur une autre technique, l’impression rotative. « Les volumes traités avec ce procédé sont dix fois plus importants qu’en sérigraphie. »










