Serm toulousain : la Région Occitanie approuve le dossier et appelle l'Etat à s'engager
Réunis en commission permanente le 20 février, les élus régionaux approuvent, sur proposition de la présidente Carole Delga, le dossier de demande de statut de Service express régional métropolitain (Serm) pour le bassin toulousain ainsi que les engagements nécessaires à la poursuite du projet. Estimé à 4,8 Md€ d’investissements à horizon 2040, auxquels s’ajoutent 124 M€ de surcoûts annuels d’exploitation, ce dispositif basé sur l’intermodalité est destiné à améliorer les déplacements quotidiens de 1,4 million d’habitants. Il entre actuellement dans une phase décisive, avec un dossier transmis début 2026 au ministère des Transports et un appel des partenaires au soutien financier de l’État.
Porté avec le Département de la Haute-Garonne et Toulouse Métropole, le projet « est vital pour la qualité de vie, l’attractivité et l’avenir de notre territoire », estime Carole Delga. Le Serm toulousain s’appuie sur l’étoile ferroviaire existante à six branches. Il prévoit notamment de doubler la fréquence en heure de pointe, d’élargir l’amplitude horaire et d’améliorer la régularité du réseau.
Le projet a obtenu sa labellisation officielle le 27 juin 2024, marquant le lancement de sa phase de préfiguration, engagée dès janvier 2024 lors des Rencontres mobilités urbaines et territoires organisées par la Région. Les partenaires ont sollicité l’appui de la Société des grands projets (SGP Développement) pour consolider le dossier, finalement adressé au ministère des Transports il y a quelques semaines.
« Nous attendons que le Président tienne parole »
La Région insiste sur la nécessité d’un financement partagé entre les collectivités, notamment pour le volet ferroviaire et l’intermodalité avec les transports urbains opérés par Tisséo, « pour lequel nous attendons toujours un engagement clair du syndicat de transports toulousain », précise l’élue. Elle rappelle aussi que le soutien financier « incombe également, et principalement, à l’État », s’agissant d’une initiative annoncée en novembre 2022 par le Président de la République Emmanuel Macron. « Nous attendons aujourd’hui que le Président tienne parole », insiste la socialiste.
Le calendrier prévisionnel se décline en trois phases. Dès 2027, la halte Route de Launaguet ouvrirait en interconnexion avec la ligne B. Fin 2028, la ligne C du métro et plusieurs interconnexions ferroviaires à Colomiers, route de Launaguet, Matabiau, Montaudran et Labège seraient mises en service. Lors de la phase 2, en 2031, les aménagements ferroviaires du nord de Toulouse (AFNT) permettraient une augmentation de l’offre sur l’axe. Enfin, à horizon 2040, le projet prévoit la mise en place progressive d’un système de mobilité multimodal dans la grande agglomération toulousaine.











