La Métropole de Montpellier prévoit 371 M€ d’investissement cette année
Réunis en session, les élus de Montpellier Méditerranée Métropole (3M) débattent le 21 avril des orientations budgétaires 2026, avec un niveau d’investissement d’équipement de 371 M€ (contre 482 M€ en 2025). « Ce ne sera pas deux mandats en un, mais un mandat avec des projets à un niveau soutenable », précise Michaël Delafosse, président. Les priorités données sont les mobilités (tram, bustram, achat de matériel et entretien), l’attractivité économique (soutien aux filières, ZAE) et solidarité et logement (aides à la pierre pour l’habitat neuf accessible et l’habitat rénové, soutien aux bailleurs sociaux). La programmation pluriannuelle d’investissement 2027-2032 est estimée à 1,2 Md€ (2 Md€ sur 2020-2026).
Le 4 mai prochain, Michaël Delafosse ira défendre le dossier de la Métropole auprès de la direction générale des collectivités locales afin d’obtenir une réévaluation des dotations de l’État jugées bien inférieures à celles d’autres intercommunalités. Renaud Calvat, 1er vice-président de la Métropole en charge des finances, considère le niveau de « la dotation de l’État (DGF) injuste. Elle induit une perte de recette de 20 M€ malgré les indicateurs sociaux-économiques modestes. S’ajoutent également les ponctions – 12,4 M€ - liées aux décisions de l’État. » Pour boucler son budget tout en préservant la qualité des services publics, Michaël Delafosse suggère de porter « la part de la Métropole dans fiscalité à 5,8 % », comme l’ont déjà fait ses homologues de Toulouse (13 %) et de Toulon (6 %). La collectivité s’appuiera également sur de l’emprunt pour financer en partie ses investissements.











