Risque d’un nouveau retard pour le système de navigation européen
Les deux satellites Galileo envoyés le 22 août par une fusée Soyouz depuis la base de Kourou, en Guyane française, n’ont pas atteint l’orbite prévue, avec le risque d’un nouveau retard pour la mise en service du système de navigation européen par satellites appelé à concurrencer le GPS américain. Les deux satellites ont en effet été mis sur une orbite plus basse que prévue. Les experts hésitent encore à se prononcer sur la possibilité d’une correction de la trajectoire.
Rappelons que ces deux nouveaux satellites doivent s’ajouter aux quatre autres déjà lancés, entre 2011 et 2012, dans le cadre de la phase de préfiguration.
Avec les deux premiers satellites, le projet européen entre en phase dite de "pleine capacité opérationnelle".
Prévus pour être opérationnels à l’automne, après leurs premiers essais dans l’espace, ces deux nouveaux satellites Galileo s’ajoutent aux quatre satellites déjà lancés pour valider le système de navigation porté par la Commission européenne. Le lancement de 2 prochains satellites est prévu pour la fin de l’année. Rappelons que la constellation Galileo devrait globalement compter, d’ici 2017, 24 satellites opérationnels, auxquels s’ajouteront dans la foulée 6 satellites de secours. Il était initialement prévu que les premiers services de Galileo soient actionnés dès fin 2014, pour une mise en service partielle, avant que le système ne devienne pleinement opérationnel à l’horizon 2017-2018. L’erreur technique sur le lancement de vendredi dernier pourrait retarder à nouveau cette échéance.










