RER toulousain : « Plus de questions que de réponses », estime le collectif Rallumons l’Etoile
Après la réunion d’information organisée le 13 novembre à l’initiative de Pierre-André Durand, préfet de la Haute-Garonne et d'Occitanie, au sujet du projet de RER toulousain, Benoît Lanusse, président du collectif Rallumons l’Etoile, se dit « inquiet ». « Nous sommes encore en train de perdre du temps, assure à La Lettre M le responsable associatif, qui milite pour le projet. Lors de cette réunion, il y a eu plus de questions que de réponses. Aucun chiffre relatif au financement n’a été évoqué. » Avec autour de la table des parlementaires, des élus locaux et des associations concernées par le futur Service express régional métropolitain (Serm) de Toulouse, cette réunion était « non décisionnelle », précise la préfecture.
Il s’agissait avant tout « d’expliciter le périmètre, les enjeux de mobilités et techniques du projet, d’en partager les ambitions et de présenter les contraintes techniques et les facteurs de succès », indiquent dans un communiqué les services de l’État qui, vantant un projet « ambitieux » et « utile au territoire », estiment que « les questions et échanges avec les parlementaires, les représentants des collectivités et des associations présentes ont été riches et ont permis d’engager une première démarche d’information et d’écoute qui se poursuivra ».
Le financement en question
Pour Benoît Lanusse, il y a « urgence ». « C’est ce que j’ai rappelé lors de mon intervention, explique-t-il. J’ai également évoqué les sujets - majeurs - du pilotage du projet, mais aussi de son financement. Désormais, nous attendons du concret. » Le collectif Rallumons l'Etoile souhaite que l’on puisse s'appuyer sur les infrastructures ferroviaires existantes afin de déployer une première phase du RER toulousain d’ici à 2029, incluant des lignes cadencées à la demi-heure de 5 heures à minuit.
Lors du dernier conseil métropolitain, le 12 octobre, Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole, a indiqué qu’en fonction des scénarios envisagés, une enveloppe comprise entre 1 Md€ et 2,25 Md€ devrait être mobilisée en vue de déployer un Serm autour de la Ville rose, avec par ailleurs des coûts de fonctionnement oscillant entre 35 et 90 M€ par an.
À l’occasion des Masters de La Lettre M, organisés le 13 novembre au Meett de Toulouse, Jean-Pierre Farandou, PDG de SNCF, a évoqué ce projet, estimant que « pour décongestionner Toulouse », il fallait « une alternative à la voiture ».











