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Languedoc-Roussillon
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Education - Formation
| 1/10/2012

Rentrée universitaire : le recteur applaudit la fusion

« La fusion des université Montpellier 1 et Montpellier 2 va profondément renouveler le paysage de l’enseignement supérieur et de la recherche à Montpellier ». En ouverture de la conférence de presse à propos de la rentrée universitaire, ce lundi au rectorat à Montpellier, le recteur Christian Philip s’est réjoui de la fusion à venir des deux plus grosses universités de la région, actée par l’élection de deux listes favorables à cette fusion au printemps dernier. La mise en place du PRES (Pôle de recherche et d’enseignement supérieur), baptisé Sud de France, et englobant les cinq universités de l’académie préfigure également pour lui plus de synergies : « Des écoles ou des organismes de recherche vont pouvoir entrer dans le PRES comme membre associé. Sup de Co Montpellier pourrait devenir membre, et on peut imaginer par exemple, des échanges, voire des diplômes communs, entre le pôle économie et gestion de l’université et l’école de management montpelliéraine ». Les élections au sein du PRES auront lieu en novembre. La fusion des deux universités montpelliéraine devrait être effective au 1er janvier 2015.

80% du parc immobilier rénové en 2015

Se félicitant du dynamisme du campus régional, montpelliérain notamment, le recteur a insisté sur les projets immobiliers en cours. Catherine Racine, directrice général adjointe du Crous, a indiqué que plus de 11 % des étudiants montpelliérains sont logés dans le parc logement du Crous, soit 9 915 logements. 168 nouveaux logements sont attendus pour le début 2013, grâce à la reconversion d’une partie des logements militaires du site de l’EAI. En 2013 toujours, une résidence de 103 logements va ouvrir à Juvignac. Par ailleurs, le Crous poursuit la réhabilitation du parc existant : 51% du parc est d’ores et déjà réhabilité.
En 2012, 390 chambres ont été réhabilitées pour un coût de près de 8 M€. L’objectif est d’atteindre 80 % à l’horizon 2015. « Un grand nombre de ces réhabilitations a pu être réalisé grâce au financement de l’Etat au titre des intérêts intermédiaires, indique Catherine Racine. Nous avons pu en bénéficier, car nous avions un grand nombre de dossiers prêts. Si de nouveaux crédits se débloquent au niveau national, on sera là. » Le recteur a de plus tenu à ajouter que les crédits alloués par la Région n’étant pas entièrement dépensés, une partie pourrait bénéficier au logement étudiant.
Opérations immobilières : en attente des décisions sur le plan Campus

Pour ce qui est des opérations immobilières des universités à proprement parler, les choses sont moins fluides. Certaines opérations sont déjà lancées : la nouvelle faculté de médecine à Arnaud de Villeneuve, 8 900 m2 de Shon pour 33 M€ ou encore le pôle chimie Balard, 37 000m2 de Shon pour 100 M€, toutes deux sous maîtrise d’ouvrage du Conseil régional, devraient démarrer l’an prochain. La consultation pour le bâtiment pédagogique du site Triolet, à l’UM2, vient d’être lancée. Cinq groupements ont déposé candidatures, les résultats seront connus dans les deux mois, pour un chantier estimé à 45 M€. Deux autres projets sont eux en suspens : le pôle TIC Saint-Priest, pour un coût de 38 M€ et le PPP Cœur de campus pour un coût de 74 M€. Leur mise en œuvre dépend de l’évaluation par le gouvernement d’ l’opération campus, qui pourrait décider d’un autre système juridique. « Leur réalisation n’est pas remise en cause, seulement suspendu en attendant les décisions du gouvernement », a assuré le recteur.
Cinq BTS supplémentaires

En attendant ces étapes à venir, Christian Philip s’est attardé sur des réalités plus immédiates : le rectorat compte se pencher sur le problème de places en BTS, notamment pour les bacheliers professionnels : « Nos BTS font le plein en 1ère année, mais seuls 25 % sont des bacs pro, indique le recteur. C’est mieux qu’en 2011, mais nous allons continuer nos efforts pour que plus de bacs pro intègrent ces formations en deux ans qui leur conviennent bien. Ceux qui n’y sont pas admis se retrouvent sur les bancs de l’université avec un taux de réussite de seulement 13%. Et nous sommes une des académies où il est le plus haut ». Pour pallier en partie ce manque de place, le recteur annonce l’ouverture dès la rentrée prochaine de cinq STS supplémentaires. Il indique que ses services travaillent également à résoudre un problème de taille : entre la 1ère et la 2e année de BTS, près de 30 % des élèves « disparaissent ».
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