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| | 29/04/2009

Région/Nucléaire - Melox et Centraco, mauvais élèves de la sécurité nucléaire régionale

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a pointé du doigt deux installations régionales, dans l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en région Languedoc-Roussillon, présenté ce matin dans les locaux de la Drire à Montpellier : l’installation Melox, exploitée par Areva à Marcoule et l’installation Centraco, exploitée par Socodei également sur le site de Marcoule. A Melox, l’ASN a constaté lors des contrôles menés en 2008, une succession de signaux faibles, révélatrice de failles dans la prévention du risque de sûreté-criticité. Ce risque de réaction en chaîne doit impérativement être prévenu car tout accident peut être mortel pour les personnes situées à proximité. L’ASN demande aussi à Areva de faire preuve de plus de transparence concernant la déclaration des incidents mineurs : en 2008, seuls 6 des 12 incidents survenus sur l’installation Melox avaient fait l’objet d’une déclaration spontanée dans les délais impartis auprès de l’ASN. L’organisation indépendante a aussi noté des lacunes dans la sécurité de l’installation Centraco. Le directeur général de l’ASN a convoqué l’exploitant pour lui intimer de mettre en place des actions de progrès.Transparence pour plus de confiance« Les exploitants rechignent parfois à déclarer les incidents, parce que nous communiquons, ils ne veulent pas être stigmatisés, souligne Laurent Kueny, chef de la division de Marseille au sein de l’ASN. Mais la transparence, c’est la confiance. Les contrôles fréquents, la signalisation de tous les incidents, ce sont les meilleurs moyens de prévenir tous les accidents plus graves qui pourraient survenir. » Les installations nucléaires ne sont pas les seules à bénéficier des visites, souvent inopinées, de l’ASN. Les centres de radiothérapie, les cabinets privés de radiologie, les laboratoires de recherche et la radiologie industrielle font aussi partie de ses prérogatives. Toutes ces entités ont l’obligation de déclarer les incidents qui peuvent survenir à l’ASN. Des obligations qu’il faut faire entrer dans les mœurs médicales : « Le nucléaire s’intéresse depuis trente ans aux questions de sécurité, note Laurent Roy, délégué territorial de l’ASN. Le milieu médical doit adopter les mêmes réflexes, en déclarant les incidents et en s’assurant la présence de personnels confirmés, notamment en radiothérapie, où la pénurie de soignants qualifiés rend les utilisations dangereuses. » Chacun des centres de radiothérapie sera inspecté au moins une fois en 2009 par les inspecteurs de l’ASN.C.D.

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