Rachat, renouvellement d’autorisations... des turbulences autour des cliniques Hexagone Santé Méditerranée
Annoncé en exclusivité par La Lettre M en février dernier, la volonté de rachat des cliniques du groupe Hexagone Santé Méditerranée (HSM) à Nîmes (Polyclinique Grand Sud, Les Franciscaines) et Alès (Clinique Bonnefon)* par Elsan, exploitant des cliniques Kenval à Nîmes (CA 2017 : 32M€, résultat net : -3,1M€), patine. L’Autorité de la concurrence a en effet récemment annoncé vouloir approfondir, après un premier examen, la situation concurrentielle sur le territoire. Un paradoxe : L’Etat, dans ses politiques économiques de la santé, pousse au rapprochement des groupes de cliniques privées, tandis que l’Autorité de la concurrence s’inquiète de la concentration du secteur...
Chirurgie cardiaque
Au-delà de cette mise en attente qu’Elsan et HSM ne souhaitent pas commenter, d’autres incertitudes pèsent sur le plan de l’offre de soins. Ainsi, la clinique des Franciscaines est inquiète quant au renouvellement de son autorisation de pratiquer la chirurgie cardiaque. L’ARS, qui n’a pas à ce jour répondu aux sollicitations de La Lettre M, n’a en effet pas encore donné de réponse à l’établissement quant au renouvellement de son autorisation de pratiquer cette spécialité. Celle-ci expire au 31 décembre 2019. L’enjeu est de taille puisque le pôle cardiologie représente environ 50% de l'activité de la clinique.
*HSM emploie 1 200 salariés et génère un CA de 90 M€ dans le Gard. Plus de 50% de l’activité de la clinique des Franciscaines est assurée par la chirurgie cardiaque.










