Fil infos

Languedoc-Roussillon
|
Eau - Environnement
| 7/12/2011

Qualité des eaux : des situations préoccupantes selon l'Agence de l'eau

La présentation, ce mercredi 7 octobre des résultats d’observations effectués par les services de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse sur 78 points de surveillance répartis en L.-R. « indiquent que la majorité des rivières de la région affiche un bon état écologique, mais ces milieux restent fragiles ». L’agence fait ainsi état de « situations préoccupantes sur la frange littorale et dans les plaines agricoles ». En cause, l’urbanisation croissante près des côtes et la prédominance de l’agriculture intensive qu se traduit par la présence en quantités importantes de pesticides et de nutriments issus des engrais minéraux.
Pesticides interdits
De fait, alors que les rivières ont déjà subi des altérations physiques et que leur débit est jugé « insuffisant », l’accroissement de la population dans les zones littorales « tend à aggraver le niveau de pollution » note l’agence de l’eau. Celle-ci souligne l’importance des efforts à engager afin de « restaurer la morphologie des cours d’eau (…) étape indispensable pour qu’ils retrouvent leur bonne santé et leur capacités d’auto-épuration. » En parallèle, l’agence préconise l’optimisation des prélèvements dans les rivières « afin que le débit de celles-ci puisse être augmenté. » Autre motif d’inquiétude pour la qualité des eaux régionales, le recours « persistant » à des pesticides pourtant interdits depuis 2003 tels que l’atrazine, la simazine et la terbuthylazine. L’Agence note en effet que « dans les plaines du Languedoc-Roussillon, l’agriculture intensive engendre d’importantes contaminations par les pesticides issus de fertilisants minéraux. »
Dégradation des lagunes
Enfin, les observations de l’agence de l’eau font état « de lagunes fortement dégradées » même si ces dernières offrent un bon potentiel de restauration. 53 % affichent ainsi un mauvais état écologique, 33 % un état moyen et 13 % un état médiocre. Ces dernières concentrent en effet, du fait de leur faible renouvellement, l’ensemble des contaminants organiques et toxiques. Malgré ce, la « situation n’est pas irréversible » selon l’agence de l’eau, qui constate, notamment, que les acteurs locaux ont les moyens de conduire des actions en faveur de l’amélioration de la qualité des eaux des bassins versants. Et si les trois-quarts des nappes souterraines présentent un bon état, la présence de pesticides (triazine) participe à dégrader le quart restant.
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie