Pour l’avenir, l’heure est au repli
C’est en substance le message que le président national de la Fédération Nationale des Travaux Publics (FNTP), le Toulousain Bruno Cavagné (ancien président de la fédération de Midi-Pyrénées) a délivré à la presse. La situation est plutôt simple : les travaux publics dépendent à 70 % de la commande publique et sur ce total, 50 % des collectivités locales. Aujourd’hui, la paupérisation progressive du secteur public rend illusoire de penser que, dans les prochaines années, celle-ci va augmenter globalement. Dès lors, la sagesse, la bonne gestion, est d’anticiper cet état de fait et de préparer le repli pour les entreprises de TP dans les prochaines années car, tous les indicateurs sont au rouge. Le président de la fédération régionale, Thierry Le Friant, estime à 300 le nombre de postes de travail perdus en 2013 en Midi-Pyrénées et les carnets de commandes affichent encore cette année des baisses de 20 à 30 % par rapport à 2013. Depuis 2007, la profession est en régression quasi constante et l’avenir ne s’annonce guère plus brillant. Si de grands chantiers sont dans les cartons - futur parc des expositions de Toulouse, construction de la LGV Bordeaux-Toulouse (à quelle date ?) - c’est la multiplicité de petits chantiers communaux qui fait vivre la plupart des entreprises. Le réalisme est d’anticiper cette baisse de la commande publique pour les prochaines années et de préparer un repli dans le meilleur ordre possible pour des entreprises qui sont, majoritairement, aux abois. Rappelons que les travaux publics représentent en Midi-Pyrénées, 2 840 établissements, 13 000 salariés et 1,8 Md€ de CA.










