Porteurs de projets : la nécessité d'être bien préparé
Le 12 juillet, l’incubateur nîmois Bic Innov’Up organise un petit-déjeuner portant sur l’accélération des entreprises. À cette occasion, Géraldine Mauduit, responsable accélération pour l’Open Tourisme Lab, structure spécialisée dans l’accompagnement des projets innovants du tourisme, et Arnaud Laurent, directeur général de l’accélérateur WeSprint (Montpellier), font le point sur leurs actions respectives et distillent quelques conseils. « La levée de fonds n’est pas une fin en soi, préviennent-ils. Ce n’est que le début de l’aventure. » Géraldine Mauduit ajoute : « Il faut faire attention à ne pas lâcher du capital entre la naissance du concept et l’incubation. Certains ont lâché 3 % de leur capital pour deux mois d’accélération. Notre rôle, c’est parfois de freiner l’entrepreneur qui veut lever des fonds trop vite sans être prêt », explique-t-elle.
« Nous avons certaines boîtes qui ne font pas le job et n’ont pas progressé (…) Dans mon portefeuille de 30 entreprises, j’en ai déjà une qui est morte et plusieurs autres qui ne 'performent' pas du tout », avance Arnaud Laurent, offensif. Même s’il revendique la nécessité de se faire conseiller par un juriste avant de signer tout contrat, il nuance : « Trop de conseil tuent le conseil. Il faut savoir trancher et assumer son risque. » « Dans l’accélérateur, j’ai besoin de mecs avec le couteau entre les dents… », résume-t-il.
En l’échange de son accompagnement, WeSprint prend 5 % du capital des entreprises accélérées. Financé par des fonds publics et privés, l’Open Tourisme Lab ne prend pas de participation. Les promotions d'accélération du dispositif Open Tourisme Lab comptent entre 10 et 14 start-up et durent 1 an. La structure dispose également de 50 postes sur plus de 500 m2 dédiés au coworking. Elle peut également organiser des événements liés à l'innovation touristique.










