Placée en redressement, la medtech montpelliéraine Wefight cherche un repreneur
« Nous avons un mois pour trouver un repreneur, nous mettons tout en œuvre pour cela », indique le 10 octobre à La Lettre M, Benoît Brouard, cofondateur et président de la medtech montpelliéraine Wefight, développeur des assistants virtuels (chatbots) "compagnons" Vik. Ces derniers accompagnent les patients atteints de cancers et de maladies chroniques et leurs proches. Fondée en février 2017 avec Pierre Nectoux (DG), Wefight a été placée en redressement judiciaire* le 2 octobre par le tribunal de commerce de Montpellier. « Nous avions levé 10 M€ en 2021 pour financer le lancement international, avec un plan de développement ambitieux, qu’il fallait soutenir par une nouvelle levée de fonds en 2023. »
Un modèle économique éprouvé
« Mais nous n’avons pas convaincu les investisseurs, déplore Benoît Brouard. Afin de passer d’une structure en hyper croissance à une structure rentable, un plan de forte réduction des dépenses a été mis en œuvre, mais n’a pas permis de revenir à la rentabilité », poursuit le dirigeant. Wefight avait réalisé un chiffre d'affaires de 4,5 M€ en 2022, assorti d'une perte nette de 3,5 M€. La start-up, qui a employé « jusqu’à 70 personnes » à Montpellier, Paris, Berlin et New York, a grosso modo divisé par deux ses effectifs, ramené « à une vingtaine de salariés à Montpellier et une vingtaine à Paris ». Que devient la quinzaine d’applications conversationnelles Vik actuellement déployées ? « Toute l’activité est maintenue », assure Benoît Brouard. Pour lui, le modèle économique est prouvé : « Nous avons généré plus de 10 M€ de chiffre d’affaires et nous avons une quinzaine de clients grands comptes. » Lauréat de la 9e vague du concours d’innovation I-Nov de Bpifrance dévoilée en janvier 2023, Wefight a obtenu une subvention de 1,117 M€ pour financer son projet « IA Vik » (2022-2025) dont le coût s'élève à 2,5 M€. L’objectif est de passer d’une solution informative à une solution prédictive en utilisant du machine learning. Objectif : détecter des signes cliniques ou associations de signes cliniques pertinents pour améliorer le suivi dématérialisé de patients atteints de cancers, en prévenant efficacement et à distance les risques de complications et/ou de rechutes. Les 10 M€ levés en septembre 2021 provenaient du fonds allemand e-santé Digital Health Ventures, d'Impact Partners, des Business Angels Des Grandes Ecoles (Badge), Investir&+...).
*cessation de paiements : 26 septembre ; administrateur : la Selarl FHBX (Me Jean-François Blanc) et mandataire judiciaire Me Vincent Aussel.











