Philippe Journo (Compagnie de Phalsbourg) : « Nous allons reprendre les études de la Tour Occitanie »
Alors que la Cour administrative d’appel de Toulouse a rejeté le 15 février l’appel formé par les opposants à la Tour Occitanie, Philippe Journo, le promoteur du projet et président-fondateur de la Compagnie de Phalsbourg, se dit « heureux » de cette décision, mais sait qu’un recours des opposants devant le Conseil d’État est toujours possible. « Nous allons devoir reprendre des études, car le projet devait aboutir avant l’arrivée de la troisième ligne du métro », précise-t-il à La Lettre M. L’immeuble doit s’élever près de la gare Matabiau sur 40 étages et accueillir des logements haut de gamme, des commerces, des bureaux, ainsi qu’un hôtel 4 étoiles, des locaux SNCF, mais aussi un restaurant et un bar panoramiques.
Quelle a été votre réaction en apprenant la décision de la cour administrative d’appel de Toulouse ?
Nous étions à la fois très heureux que la cour ait confirmé le jugement de première instance, mais aussi énervés que les opposants au projet empêchent la métropole toulousaine de rayonner. Cela nous a fait perdre des années. D’ailleurs, il est possible qu’ils aillent devant le Conseil d’État, même s’ils savent qu’ils vont perdre. Dans tous les cas, nous n’allons pas ouvrir le champagne car nous savons que ce n’est pas la fin de l’histoire.
Comment allez-vous relancer le projet, initié en 2017 ?
Nous allons devoir reprendre des études et relancer l’appel d’offres, car le projet initial devait aboutir avant l’arrivée de la troisième ligne du métro, ce qui ne sera plus le cas. Nous allons monter des groupes de travail avec des opérateurs toulousains afin de voir s’il faut rester sur la même répartition ou la modifier à la marge. Comme le marché de l'immobilier est fluctuant, nous ne connaissons pas les surcoûts. Ce qui est sûr, c’est que ce projet restera un immeuble multi-usages.
Pourquoi cette Tour Occitanie est-elle si importante pour la ville de Toulouse, selon vous ?
L’architecture est le reflet d’une époque. Nous pouvons respecter et magnifier la ville ancienne et, dans une friche comme celle-là, se permettre de créer des bâtiments contemporains qui laisseront une trace de notre époque. Toulouse, capitale de l’Occitanie, doit pouvoir s’affirmer comme une grande métropole européenne et comme le fer de lance des industries du futur.











