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| | 13/01/2009

Perpignan/Manifestation - L’État prendra en charge les dégâts de la manifestation du 10 janvier

Le préfet des P.-O, Hugues Bousiges, a annoncé lundi 12 janvier que l’État prendrait en charge les dégâts dans les commerces du centre-ville de Perpignan, vandalisés lors de la dispersion d’une manifestation contre l’invasion israélienne de la bande de Gaza, samedi 10.« Nous déplorons 11 vitrines touchées, sept vitrines extérieures détruites, une vitrine étoilée et trois bris de présentoirs » annonce le préfet. « Il faut ajouter à ces actes de vandalisme deux blessés légers». L’après-midi même, Jean-Paul Alduy, sénateur-maire de la ville de Perpignan et ses adjoints, ont rencontré les commerçants ainsi que le président de la CCI de Perpignan. Le maire et le préfet se sont engagés à ce que ces derniers soient entièrement dédommagés. « J’ai reçu une lettre du ministère de l’intérieur, comme huit autres préfets, nous signifiant l’article L 2216-3 du code général des collectivités territoriales. Il indique que l’Etat est civilement responsable en cas de dégradations liés à des débordements » a déclaré le préfet. « L’État prendra en charge les conséquences de ces dégradations. Il me faut voir le maire et le TPG pour voir comment nous pouvons accélérer les indemnisations » a-t-il précisé. Pour l’heure la facture des dégâts n’était pas encore chiffrée précisémment.Nouvelle manifestation samediBien que critiqué, le dispositif de sécurité avait pourtant été mobilisé. « 120 fonctionnaires de police dont 80 CRS sont intervenus » a souligné Jean-François Scoffoni, le nouveau directeur départemental de la sécurité publique. Selon lui, « six interpellations ont été réalisées et les gardes à vue prolongées ».Le préfet a rencontré les organisateurs de la manifestation et le maire en prévision d’une nouvelle manifestation prévue samedi. « Il appartient aux organisateurs de prendre leurs responsabilités pour organiser ou non une nouvelle manifestation. Avec le maire, nous leur avons dit que la défense de cette cause peut prendre d’autres formes qu’une manifestation dans les rues. Dans le cas contraire, je ferai tout pour que les éléments extérieurs à cette manifestation n’en profitent pas à d’autres fins. Sans quoi, je prendrai mes responsabilités » a assuré le préfet qui souhaite qu’aucun amalgame ne soit fait en rapport avec d’autres incidents qui se sont déroulés sur Perpignan.V.C.

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