Perpignan/Élections - Le commissaire du gouvernement demande le rejet des deux recours
Au motif que « la fraude » du seul bureau n°4 ne saurait faire invalider l’élection de la liste de Jean-Paul Alduy à la mairie de Perpignan, le commissaire du gouvernement, Pierre de Monte, a réclamé ce mardi 23 septembre le rejet des deux requêtes déposées l’une par la Gauche unie, l’autre par le Front national. Tout en reconnaissant une « fraude du président du bureau au moment du dépouillement et un décalage entre les résultats et la feuille de pointage », Pierre de Monte a argué que le retrait des « 365 voix pour la liste Alduy du bureau n°4 est de nature à neutraliser la fraude ». Pour le commissaire du gouvernement, rectifier la totalité des résultats est « matériellement possible mais sera sévère au regard des résultats d’ensemble ». Pour mémoire, les deux recours administratifs reposent sur 40 bulletins en faveur de la liste Alduy, rajoutés à la hâte en fin de scrutin. Sur ce bureau de vote n°4, 25 voix séparaient la liste Alduy de celle de la gauche menée par Jacqueline Amiel-Donat. Tandis que sur l’ensemble de la commune, l’écart est de 574 voix.Jugement le 7 octobreConsidérant que « la volonté du corps électoral a été exprimée par près de 42 000 voix à Perpignan » le commissaire du gouvernement, en demandant le rejet des deux requêtes, a refusé de faire, selon lui, « reposer les résultats sur les quelques 825 votes du bureau n°4. » Le jugement a été mis en délibéré au 7 octobre. Louis Aliot, candidat pour le Front national, a annoncé son intention de faire appel en cas de rejet de la requête. Quant à la candidate socialiste Jacqueline Amiel-Donat, soulignant que « la fraude a été reconnue par le commissaire au gouvernement lui-même », elle souhaaite désormais que « l’enquête pénale permette de trouver d’autres moyens pour prouver la fraude au-delà du bureau de vote n°4 ». F.D.










