Logement social : les organismes HLM de l'ex-LR à l'offensive
« Il y a 3 semaines* c’était une inquiétude, aujourd’hui c’est une angoisse ». Robert Cotte, président d’Uro Habitat (fédération des bailleurs sociaux de l'ex-LR), pèse ses mots. Le 12/10, une motion est votée à l’unanimité par les organismes HLM de le l'ex-LR, membres d'Uro Habitat, pour protester contre l'article 52 du projet de loi de finances 2018. « Il nous a semblé très important de prendre les devants et d’écrire une motion que l’on portera au comité régional de l’habitat et de l’hébergement le 17/10, de façon à ce que le préfet de région, Pascal Mailhos, soit saisi, et bien sûr, à travers lui, le gouvernement. » L'article 52, dont les bailleurs sociaux de l'ex-LR demandent le retrait, prévoit une baisse des loyers des logements conventionnés APL (aide personnalisée au logement) pouvant atteindre 60 €/mois par foyer. Les pertes de recettes locatives pour les bailleurs sociaux sont estimées à 52 M€/an. La loi prévoit aussi une baisse de 35 % des aides à la pierre, qui contribuent au financement du logement social. Conséquence : « 50 % des organismes HLM seront prochainement en cessation de paiement », veut croire Robert Cotte. Quant aux investissements des bailleurs sociaux dans l’entretien et la rénovation des logements, ils risquent d’être réduits. Impact aussi, selon Uro Habitat, sur les entreprises de BTP : « Cette perte de revenus va différer un certain nombre d’investissements, la baisse pourrait s'élever au total à 300 M€ ». Enfin, les collectivités locales, garantes des emprunts faits par les organismes HLM, pourraient être des victimes collatérales de la situation.
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