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Région Occitanie
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Transports - Logistique
| 22/01/2026

LNSO : Carole Delga rejette le recours à un partenariat public-privé et appelle l’État à tenir ses engagements

© Antoine Darnaud - Région Occitanie

Alors que le Conseil d’orientation des infrastructures (COI) s'apprête à rendre ses conclusions et qu’une loi-cadre sur les transports est attendue en février, la présidente de la Région Occitanie Carole Delga monte au créneau pour défendre la Ligne Nouvelle du Sud-Ouest (LNSO). En réaction aux propositions de l’ancien ministre des Transports Dominique Bussereau évoquant un partenariat public-privé (PPP), l’élue socialiste qualifie cette option de « choix perdant » et de « non-sens ». Selon elle, ce montage entraînerait un surcoût de 7,3 Md€ pour les finances publiques et retarderait la mise en service de la ligne de plusieurs années. À l’inverse, elle estime que le financement public est « soutenable, rationnel et économique ».

« Le financement du projet est sécurisé, planifié et lissé sur 40 ans, détaille Carole Delga. La part de l’État, fixée à 40 % du coût total, représente un investissement d’avenir d’environ 166 M€ par an, soit seulement 0,03 % de son budget annuel. » Pour la présidente de Région, la LGV Toulouse-Bordeaux-Dax constitue un projet structurant majeur tant pour l’Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine que pour l’attractivité nationale et européenne. Elle rappelle que Toulouse, « troisième ville de France et capitale mondiale de l’aéronautique », reste l’une des grandes métropoles encore à l’écart du réseau à grande vitesse. Une situation qu’elle relie à « un sous-investissement chronique de l’État » dans les infrastructures de transport du Sud-Ouest.

« Reculer serait une faute politique et climatique majeure »
Carole Delga appelle l’État à « la constance et la responsabilité », rappelant que la LNSO n’est pas « une variable d’ajustement comptable ». Elle affirme ainsi que les travaux sont engagés depuis plus de 18 mois, avec 2,5 Md€ déjà mobilisés et plus de 180 marchés attribués au nord de Toulouse et au sud de Bordeaux. Elle met également en avant l’effort financier « inédit » des collectivités, qui assument 40 % du coût du projet. « Reculer sur ce projet serait une faute politique et climatique majeure », estime-t-elle, appelant l’État à respecter les choix de longue date actés collectivement.

> À lire également : LGV Bordeaux-Toulouse : l’Europe valide son soutien financier

Laurie Correia / correia@lalettrem.net
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