Fil infos

Languedoc-Roussillon
|
Education - Formation
| 17/12/2013

L’Etat attribue 58 postes aux universités régionales

Les universités du Languedoc-Roussillon bénéficieront de 58 postes* supplémentaires dès la rentrée 2014. Ou plutôt des enveloppes équivalentes dotées par le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, dans le cadre de la création de 1000 postes par an décidée dès l’an dernier par la ministre Geneviève Fioraso. 283 emplois de ce type resteront à doter au cours de l’année. Cette annonce s’accompagne de celle des dotations aux universités, à la fois pour le fonctionnement et la masse salariale. Là encore, les universités régionales s’inscrivent dans la moyenne nationale (entre 0,15 et 3 %), si ce n’est Nîmes, dont la progression est importante : + 7,56 %. Cette hausse supérieure à la fourchette s’explique notamment par une dotation très importante pour les emplois dit Fioraso : 19 des 58 postes alloués à la région vont à l’université de Nîmes.
« Un effort d’écoute à saluer »
Le président de l’université de Nîmes, Emmanuel Roux, a ainsi été le premier à faire part de sa satisfaction : « Je suis très heureux que notre choix de positionnement original et notre argumentation aient convaincu notre ministère de tutelle. Nul doute que nous saurons mettre à profit ces créations d’emplois pour asseoir notre développement et continuer à soutenir la réussite et l’insertion professionnelle de nos étudiants. » Plus mesuré, Philippe Augé, président de l'université Montpellier I salue les gestes du ministère, et « un effort d’écoute ». Mais continue de pointer du doigt une absence de compensation pour certains postes de dépenses. « Nous avons reçu une enveloppe de 93K€ concernant le glissement vieillesse technicité (GVT, augmentation mécanique de la masse salariale), mais il atteint 500 K€ en 2013, et nous ne savons pas à quelle hauteur il sera pris en compte en 2014 ». Il dénonce également l’absence de remboursement au titre de la loi TEPA (250 K€) ou encore les 300K€ liés à la revalorisation d’une catégorie de personnel (catégorie C). « Les Fioraso, c’est bien, mais l’enveloppe est faible, et ne nous permet pas d’embaucher autant de personnes que ce qui est annoncé », ajoute-t-il, indiquant que son université est toujours sous-dotée. Il lui manquerait 141 postes pour fonctionner dans des conditions optimales.
*Nombre d'emplois dits Fioraso
Nîmes : 19 ; Montpellier I : 12 ; Montpellier II : 14 ; Montpellier III : 9 ; Perpignan : 4.
Evolution des dotations
Nîmes : + 7,56 % ; Montpellier I : + 0,84 % ; Montpellier II : + 0,65 % ; Montpellier III : + 1,37 % ; Perpignan : + 1,27 %.
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie