Les success stories du Biopôle de Montpellier
La société de biotechnologie industrielle Deinove (50 salariés) fêtait le 16/6 ses 10 ans en présence de nombreuses sociétés, installées comme elle sur le Biopôle Euromédecine à Montpellier. Cet anniversaire fut l’occasion d’inaugurer l’extension des bâtiments de la société -qui passe de 1.000 à 1.500 m2 de bureaux et laboratoires- et de permettre à 8 des 14 sociétés installées sur le Biopôle de se présenter et de faire visiter leurs laboratoires.
Idenix, spin off d’un labo de chimie médicinale de l’UM, est la première entreprise à s’être installée sur le Biopôle en 2005. Aujourd’hui elle compte 22 salariés sur le site dont 17 en R&D. Propriété de l’Américain MSD depuis 2014, Idenix a déposé 180 brevets et découvert plus de 25.000 nouvelles molécules. Kyomed est quant à elle une entreprise spécialisée dans la santé connectée et les biomarqueurs. Ils sont 9 salariés sur le Biopôle, ils seront 10 en septembre. Kyomed s’est distingué récemment en lançant une application sur la détection des allergies au pollen. « L’application a été développée dans 15 pays européens et nous avons plus de 3.500 utilisateurs, avec une augmentation de 400 à 500 par mois », annonce Daniel Laum, le dirigeant. Egalement installé sur le Biopôle, Biopharm est le premier laboratoire à avoir inventé l’applicateur unidose. Crée en 2006, il emploie 13 salariés. « Nous avons beaucoup de travaux qui arrivent, confie Hakim Nacer, le PDG. Nous allons sortir quelque chose d’ici à la fin de l’année sur la détection des drogues salivaires. » Oxeltis est une société de prestation de recherche en chimie médicinale. Créée en 2010, elle compte 16 salariés et figurait en tête du classement des entreprises de santé du sud de la France dans le dernier classement Fast 50 d’Ernst & Young. La société Surgimab (création en 2011, 4 personnes) a de son côté mis au point une molécule fluorescente pour permettre au chirurgien de suivre en temps réel son intervention sur une tumeur. « 40 % des patients qui subissent une chirurgie pour une tumeur digestive ou un cancer du sein ont une récidive locale car le chirurgien n’a pas pu visualiser la totalité de la tumeur. Nous avons réussi à faire briller la tumeur dans le noir », explique Françoise Cailler. Les premiers essais cliniques ont été faits, les 2es essais cliniques sont en cours au Pays-Bas. « Nous sommes à la recherche d’argent », lance la dirigeante. « Notre objectif est d’être sur le marché en 2019. » Alcediag (9 salariés) développe des marqueurs biologiques. La société travaille en étroite collaboration avec le laboratoire Sys2Diag. Parmi les leaders dans les domaines du suivi du diabète, du contrôle qualité, du screening des désordres auto-immuns et des maladies transmissibles par le sang, la société américaine Biorad emploie 19 salariés sur son site de recherche de Montpellier. AMS Envolure, enfin, développe une solution analytique à destination des laboratoires d’analyse et des industriels de l’eau.










