Les EPL « trop peu utilisées par les collectivités », estime le député gardois (PS) Fabrice Verdier
« La prise en compte des EPL dans l’acte 3 de la décentralisation est un enjeu fort », a déclaré Fabrice Verdier mercredi au Corum de Montpellier, après son élection, à l’unanimité, comme président de la Fédération des EPL (entreprises publiques locales) du L.-R., dans le cadre du congrès national des EPL à Montpellier.
« Encore trop de communes ou d’intercommunalités n’utilisent pas, ou pas assez, les EPL. Pourtant, les EPL permettent une réactivité, un dynamisme et une facilité d’intervention que n’ont pas toujours les collectivités », a estimé le député gardois (PS)
L’élu régional a rappelé « la diversité de la gamme offerte par les SEM (sociétés d’économie mixte). On le voit dans les allées de ce congrès. Il y a les Sem qui construisent des lycées (L.-R. Aménagement, NDLR), celles qui aménagent des zones d’activités (Serm, Sebli…), celles qui font la promotion de la destination (Sud de France Développement), celles qui font de l’export, du conseil, de l’ingénierie (BRL)... »
Simplification
Autre objectif : « Accompagner les EPL sur le chemin de la simplification, tout en conservant leur originalité, leur souplesse et leur spécificité. Un certain nombre de contraintes administratives et réglementaires sont lourdes (cf. l’enquête de La Lettre M de ce mardi 6 novembre). Il faut aussi veiller à ce que les règles du jeu ne changent pas chaque année. »
Fabrice Verdier succède à Paul Blanc, ex-sénateur UMP des P.-O. « Etant député, j’ai été sollicité par la Fédération des EPL, qui cherche un relais à l’Assemblée nationale pour sensibiliser sur l’utilité des EPL. Ma mission est donc d’animer régionalement et de porter des messages nationalement. »
La Fédération des EPL L.-R., qui regroupe 50 SEM, est une structure « légère, sans budget, présidée alternativement par un parlementaire de droite et de gauche ». Elle se réunit deux fois par an.










