Fil infos

Pyrénées-Orientales
|
Institutions
| 1/02/2012

Législatives : Christian Bourquin se pose en leader de la gauche régionale

Le président du conseil régional, Christian Bourquin, s'est posé en chef de file de la gauche régionale, lors de ses voeux à la presse du Roussillon, mardi 31 janvier, à Perpignan, en affirmant qu'il allait « suivre 21 législatives ». L'élu a annoncé qu'il allait réunir cette semaine tous les candidats PS officiels du Languedoc-Roussillon pour leur apporter son soutien. « La campagne de Ségolène Neuville et de Toussainte Calabrese a bien démarré, a-t-il estimé à propos de la situation dans les P.-O. Elles sont en tête du dispositif. Pierre Aylagas sera présent sur la 4e circonscription, tandis que Jacques Cresta devrait être désigné le 7 février prochain pour la 1ère circonscription ». Il a profité de ses vœux pour confirmer son soutien au candidat à la présidentielle François Hollande, qui fait, selon lui, « confiance aux Régions » alors que le président sortant, Nicolas Sarkozy prône « la fin du pouvoir local. » Selon lui, « l’Etat-nation doit rester sur ses prérogatives régaliennes. Le reste, c’est à l’Etat/Région de le régler ». Il réclame la création d’une banque d’investissement régionale qui se substiterait à la Région auprès des entreprises. « Une idée reprise par Hollande et copiée par Sarkozy », selon lui.
Débrider le COS : une « fausse bonne idée »
« Le décret pour la création d'un Parc naturel marin date du 13 octobre, jour de la venue de la ministre Kosciusko-Morizet. Depuis, plus rien, se plaint Christian Bourquin. Que de longueurs de l’Etat ! J’ai écrit au préfet, qui se sent une vocation économique depuis son arrivée, pour avoir une date de mise en place du parc naturel marin. C’est un cap nouveau pour notre territoire, l’économie et l’emploi. »
Le président du conseil régional a rappelé sa volonté (partagée par l'Etat) de « porter le nombre de logements de 5 000 à 10 000 par an. Aujourd’hui, c’est difficile. Vouloir débrider le coefficient d'occupation des sols ne servira pas. C’est une fausse bonne idée », déclare-t-il, en écho à la proposition faite par Nicolas Sarkozy. Répondant aux attaque du président de l'Agglo de Perpignan, Jean-Paul Alduy, sur la hausse des impôts locaux quand il était aux commandes du conseil général, il estime que « le conseil général a récupéré des missions sans financement en face. Comment peut-on parler d’une hausse d’impôt intelligente, ou encore de hausse de TVA de 1,6 %, ou encore de l’Etablissement public foncier local, qui n’est autre qu’une machine à percevoir de l’impôt. »
TER à 1 € : la SNCF menacée
Christian Bourquin appelle à nouveau à une complémentarité entre les universités, regrettant l’épisode de l’Idex (800 M€ perdus par les universités régionales, faute d’une gouvernance unique). Concernant le TER à 1 €, il a averti : « Si dans deux ans, les hauts responsables de la SNCF ne veulent toujours pas aller dans ce sens, on se tournera vers d’autre opérateurs ». Il a rappelé que « la maintenance des trains corail s’opère à Cerbère. » Il a vanté sa politique en faveur des jeunes, qui représente selon lui 55 % du budget 2012 : LoRdi, permis de conduire pour les apprentis, soutien à l’apprentissage... ou encore la construction du Lycée d’Argelès dès 2012 (50 M€ investis).
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie