L'égalité économique et professionnelle décryptée par le sénateur héraultais Hussein Bourgi
Une loi visant à accélérer l’égalité économique et professionnelle est présentée au Sénat, et votée, le 16 décembre. Fruit d'un consensus trouvé entre l’Assemblée nationale et le Sénat, « cette loi transversale porte sur la vie économique et l’entrepreneuriat individuel, de la TPE à la PME », explique Hussein Bourgi, sénateur de l’Hérault, membre de la délégation au droit des femmes et du Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes, à La Lettre M.
Aider les femmes à créer leur entreprise
La loi vise, entre autres choses, à faciliter l’accès des femmes à la création d’entreprise. « Lorsque cent projets entrepreneuriaux, portés par des hommes, sont soutenus financièrement par les banques, trente le sont quand les porteurs sont des femmes, déplore le sénateur de l’Hérault. Nous demandons donc à Bpifrance de veiller à ce que les comités en charge de l’examen des projets au sein des établissements bancaires soient beaucoup plus féminisés. » La loi prévoit aussi l’obligation pour les entreprises de mille salariés et plus de compter au moins 30 % de femmes au sein de ses organes exécutifs d’ici à 2027 et 40 % d’ici à 2029. Par ailleurs, les établissements d’enseignement supérieur devront renforcer la parité homme/femme au sein des jurys de sélection. « Nous avons constaté que la majorité des doyens d’université sont des hommes », relève Hussein Bourgi.
Accroître l'autonomie des femmes
Tout homme ou femme qui travaille aura désormais l’obligation de fournir à son employeur un Rib avec ses nom et prénom mentionnés. Ceci afin d’accroître l’autonomie des femmes et leur permettre d’avoir accès à la retraite. Les femmes enceintes auront la possibilité d’être en télétravail à 100 % douze semaines avant le début de leur congé maternité et les crèches d’entreprises devront réserver des places prioritaires aux familles monoparentales.
Le sénateur Hussein Bourgi










