Le transport régional diversifie ses formations et se projette en… 2034

L’un des enjeux, pour la Fédération des transporteurs, son Opca de branche, l’OPTL (observatoire prospectif) et les partenaires sociaux, « est de dégager des financements pour assurer des formations autres que réglementaires (FIMO au départ, FCO tous les cinq ans, Caces pour la manutention), lesquelles absorbent la quasi-totalité des budgets formations des entreprises », explique Françoise Gleize, déléguée régionale de la FNTR L.-R.. D’où la sollicitation des pouvoirs publics. Deux formations ont été mises en lumière vendredi :
- Métier d’exploitant. 70 heures, avec des modules commerciaux, gestion, social/management, gestion du travail. Trente personnes formées cette année.
- Conjointes de dirigeant. 42 heures sur six jours. « Dans les TPE et PME, les conjointes de dirigeant gèrent souvent le pilotage des RH, sans avoir forcément la formation de base », relève Jessica Najih, déléguée régionale de l’Opca Transports. Cette formation sensibilise aussi « à la connaissance de soi, chose indispensable pour être un bon manager ». Soixante personnes formées cette année.
Les dirigeants de Transports Rini (Montazels, Aude) et Rouillé Coulon (Vendargues, Hérault) sont intervenues lors de la table ronde.
‘Mobilus’ : les transporteurs imaginent leur univers en 2034
Sous l’impulsion de l’Opca Transports et de FTLR, et avec le soutien de la Direccte, les dirigeants de PME ont imaginé leur univers professionnel en 2034, dans un magazine intitulé « Mobilus » (voir ci-contre).
A quelles fonctionnalités répondra une gare routière ? Pourquoi les autocaristes ne feraient pas défiler des écrans publicitaires de magasins devant lesquels ils passent, pour fournir des recettes complémentaires à la collectivité si le contrat est passé dans le cadre d’une délégation de services publics ? Les arrêts d’autocar demain seront-ils juste des abris avec des panneaux publicitaires, ou doivent-ils être équipés de bornes wi-fi ? Côté transport de marchandises, des questions se posent également. « Si aujourd’hui, vous êtes transporteur de carburant, en sachant qu’une citerne dure 20 ans, il faut peut-être comprendre que dans 30 ans, cette citerne vaudra zéro sur le marché de l’occasion, car il n’y en aura quasiment plus. Partant de là, est-ce qu’il faut encore investir, aujourd’hui, dans l’acquisition d’une citerne carburant ? », interroge Françoise Gleize. Des prospectivistes de Michelin et de la RATP sont intervenus auprès des dirigeants de PME.
En photo : remise d'un diplôme VAE, en présente de Jean-Louis Salva (Transports Salva, Salses-le-Château, 66) et Jessica Najih.










