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Hérault
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Finances
| 15/04/2024

Le syndicat Pic et Étang prévoit un budget de 33 M€ en 2024

Fabrice Fenoy, président du syndicat Pic et Étang devant le terrain où sera implanté le futur siège à Lunel-Viel, entouré d'Olivier Penin, vice-président de la communauté de communes Terre de Camargue, Sandrine Margot, directrice technique, Kristelle Fourcadier, directrice du syndicat et Audrey Zéphyr, responsable communication.
© VC

À la veille du comité syndical organisé le 12 avril, Fabrice Fenoy, président du syndicat mixte Pic et Étang annonce un budget 2024 de 33 M€ (30 M€ en 2023) et une baisse du coût de traitement des déchets (58 €/t contre 62 €/t en 2023). En charge du traitement des déchets ménagers de six intercommunalités du Gard et de l’Hérault, le syndicat poursuit sa démarche de réduction des volumes incinérés au sein de l’unité de valorisation énergétique de Lunel-Viel exploitée par Suez. Parmi les actions phares programmés sur la période 2024 - 2025 : compostage des restes alimentaires, tri des emballages recyclables... D’ici deux ans, le syndicat va se doter d’un nouveau siège de 500 m2 implanté à Lunel-Vielpour un investissement de 2 M€.

Propriétaire de l’unité de valorisation énergétique (UVE) de Lunel-Viel (120 000 t de capacité), le syndicat a pour objectif de « sortir de l’incinération 10 500 tonnes de biodéchets, constitués principalement d’eau, dont 6 000 tonnes compostables en proximité et en lien avec les agriculteurs. D’ici cet été, une plateforme d’une capacité hebdomadaire d’une tonne s’installera à Mauguio (ex-site Oc Via, NDLR), précise Fabrice Fenoy, président du syndicat. Aujourd’hui, nous avons une dizaine de personnes au sein du syndicat mobilisées pour négocier avec toutes les composantes afin d’implanter des composteurs aux bons endroits ». Parmi les autres actions du syndicat, l'amélioration du tri des emballages recyclables pour notamment contribuer à réduire le coûts de traitement, mais aussi pour anticiper et aller plus loin concernant le tri hors foyer. Les collectivités accueillant des événements (fêtes votives, festivals...) ont en effet l'obligation de mettre en place des dispositifs de tri d'ici 2025. Le syndicat travaille déjà dans cette optique avec Oc Consignes.

Des finances préservées
Le président rappelle également  que fin mars dernier, le syndicat a eu la confirmation que ses moyens finaciers ne seraient pas impactées par la loi de finance 2023. « Ce texte prévoit une taxe pour lutter contre la spéculation du prix de l’électricité. Nous risquions au regard du contrat avec Suez de perdre plusieurs millions d’euros. Notre modèle de contrat de performance conclut avec notre délégataire, qui exploite jusqu'en 2032 l’unité de valorisation énergétique, table sur un prix de revente élevé de l’électricité qu'il répercute sur le coût de l’incinération. Cela permet d’abaisser la facturation aux adhérents, explique le président qui s’est fortement mobilisé, avec les parlementaires, pour que les collectivités ne soient pas concernées par la taxe. Le nouveau siège du syndicat abritera d’autres espaces : site de stockage, salles de formation, accueil de start-up...

 

 

 

Véronique Coll - coll@lalettrem.net
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