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Languedoc-Roussillon
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Energies
| 7/09/2012

L’ASN alerte sur les risques du nucléaire « de proximité »

Lors du bilan 2011, vendredi 7 septembre à la Direccte L.-R. à Montpellier, les représentants de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) ont insisté sur les risques du nucléaire de proximité (services de médecine nucléaire, radiothérapie, ionisateurs de produits sanguins, services de scanographie…), occultés par des accidents survenant sur les installations nucléaires, comme celui du 12 septembre 2011 à Marcoule (1 mort, 4 blessés) ou, a fortiori, la catastrophe de Fukushima au Japon.
« Il devient urgent de prendre des mesures pour maîtriser l’augmentation des doses : + 50 % en 5 ans, a déclaré Pierre Perdiguier, chef de division à Marseille (régions L.-R., Paca et Corse). L’ASN est très préoccupée par l’impact de cette augmentation des doses. L’appropriation des enjeux de radioprotection par les professionnels de santé de la radiologie interventionnelle est insuffisante, en particulier au bloc opératoire. »

Incident de niveau 2 à l’hôpital de Nîmes

Le 30 janvier dernier, un incident de niveau 2 est ainsi survenu dans le domaine de la radiothérapie au centre hospitalier de Nîmes. Un patient a été surexposé aux faisceaux lors des premières séances. Une surexposition qui a entraîné des lésions cutanées de la peau et qui vaut au patient un suivi médical par un dermatologue. Dans cette affaire, « les facteurs humains et organisationnels sont en cause. Il n’y a pas eu de procédure détaillée qui aurait pu détecter cette erreur en amont. » L’ASN préconise le remplacement des scanners par des IRM, un travail auprès des constructeurs d’appareils, et l’organisation de rencontres interrégionales d’échanges rassemblant des professionnels de la radiologie interventionnelle (1ère édition le 17 juin 2011).
Une sensibilisation à mener sans relâche, d’après Laurent Roy, délégué territorial : « Le matériel médical est de plus en plus complexe. Bien sûr, les professionnels sont formés, mais ils ne le sont pas assez concernant les enjeux des expositions. Centrés sur l’acte médical, les praticiens perçoivent les envois de doses comme des à-côtés. D’autant plus que ces envois de doses sont indolores, inodores, incolores. Ils n’ont pas de conséquences immédiates. Mais les effets long termes potentiels sont là : risques accrus de tumeurs et de leucémies. »

Faits marquants en 2011 et 2012 sur les installations nucléaires de base

- Accident industriel grave (four de fusion) de Centraco, le 12 septembre 2011 : 1 mort, 4 blessés. Pas de conséquence sur l’environnement (pas de dispersion de radioactivité dans l’environnement). Autorisation du redémarrage du four d’incinération de Centraco le 29 juin 2012. Le four de fusion reste à l’arrêt dans l’attente des résultats de l’instruction et des procédures pénales. L’ASN est associée à l’instruction judiciaire en cours.

- Chantier en cours : ionisateur Gammatec à Marcoule. Le chantier a été suspendu en raison de « multiples dysfonctionnements dans le suivi des interventions sur le chantier. Il a repris le 9 avril. L’organisation révisée et renforcée est jugée aujourd’hui satisfaisante. »

- Le réacteur Phénix. « Le CEA vient de déposer le dossier de démantèlement du réacteur.Nnous serons attentifs à la stratégie de démantèlement mis en place par l’exploitant. »

- projet Ecrin (Comurhex Malvési). « Le dossier de régularisation est en cours d’instruction par l’ASN. D’importants travaux sont prévus pour limiter l’impact environnemental autour des bassins. »

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