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Haute-Garonne
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Aéronautique et spatial
| 13/12/2024

La start-up SpaceLocker veut lever 6 M€

Les cofondateurs de la société, Baptiste Fournier et Théophile Lagraulet
© SpaceLocker

La start-up SpaceLocker, opératrice de missions satellitaires partagées hébergée chez At Home, à Toulouse, veut lever 6 M€. « Nous venons de lancer le tour de table », indique à La Lettre M Baptiste Fournier, cofondateur de cette jeune pousse de douze salariés. L’entreprise, qui avait levé 1 M€ l’été dernier, espère répondre à la forte demande et envisage de recruter au moins six personnes dans les six mois. Autre objectif : accélérer à l’international. « Notre offre est ajustée aux besoins des puissances émergentes dans le spatial », assure le dirigeant. SpaceLocker compte déjà une dizaine de clients signés et une trentaine dans les tuyaux. La start-up lancera sa première mission début 2025, puis une deuxième durant l’été.

Répondre aux besoins des constellations
« Nous avons aussi pour objectif d’augmenter la taille de notre catalogue d’opportunités de vols, complète Baptiste Fournier. Nous avons besoin de budget pour pouvoir nous implanter et proposer à nos clients plus d’options, de dates de lancement, de diversité dans les types de satellites. » Avec ce développement, SpaceLocker veut pouvoir répondre aux besoins des grandes constellations, « qui ont des besoins d’interface en centaines de modèles ». Arrivée fin 2022 sur un marché « où l’idée de la charge utile hébergée n’était pas neuve », l'entreprise base son argumentaire sur « l’industrialisation, la mise à l’échelle et l’intégration dans toute la chaîne de ce type de charge utile ». Autre atout de la jeune pousse : sa double implantation en région parisienne, où se trouve son siège administratif, et à Toulouse, où sont installées ses équipes techniques.

Trois vols prévus en 2025
SpaceLocker doit lancer sa première mission de satellite partagé début 2025, avec cependant plusieurs mois de retard. « Cela pose la question de notre dépendance aux lanceurs américains », soulève Baptiste Fournier en mentionnant le lanceur SpaceX. La jeune pousse – qui prévoit un deuxième vol à l'été – est en train d’acheter un satellite pour la fin de l’année prochaine. « Nous sommes dans une logique de montée en puissance et avons déjà signé des clients sur ce troisième vol », se réjouit le dirigeant.

Laurie Correia / correia@lalettrem.net
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