La Région pose des conditions à sa participation au CNM

Le conseil régional a délibéré, ce matin, en faveur de sa participation, sous conditions, au financement du contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier (CNM). Sur un total de 1 974 M€, gares nouvelles de Montpellier et Nîmes-Manduel comprises, la collectivité participera à hauteur de 396,8 M€, dont 342 M€ pour les infrastructures ferroviaires, 32,1 M€ pour la gare de Montpellier (sur un total de 135 M€) et 22,6 M€ pour la gare de Nîmes. Trois autres collectivités participeront au tour de table : l’Agglo de Montpellier, l’Agglo de Nîmes-Métropole, et le conseil général du Gard. Ce matin, Christian Bourquin a regretté une fois de plus « l’absence incompréhensible du conseil général de l’Hérault » dans le financement du projet. Le centriste Jean-Jacques Pons, et l’UMP Christophe Rivenq ont eux aussi fustigé la « défaillance » du Département, qualifiée de « surréaliste » par l’Alésien. Le président du conseil régional a toutefois assorti la participation financière de la collectivité à la réalisation de deux conditions suspensives : « la pleine et entière propriété de l’ensemble des parcelles constituant le nouvel espace ferroviaire du port de Sète », actuellement détenues par RFF, et que la Région réclame ; et « le raccordement effectif et opérationnel des faisceaux ferroviaires du port de Sète au réseau ferroviaire national ». « Cela fait deux ans qu’on discute avec RFF pour qu’ils nous cèdent ces terrains », a argumenté le premier vice-président de la Région en charges des transports, Robert Navarro. « Ils voulaient nous les vendre 20 M€ alors qu’ils ne s’en servent plus depuis 20 ans ! ».










