Fil infos

Languedoc-Roussillon
|
Institutions
| 2/03/2012

La Région pose des conditions à sa participation au CNM

Le conseil régional a délibéré, ce matin, en faveur de sa participation, sous conditions, au financement du contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier (CNM). Sur un total de 1 974 M€, gares nouvelles de Montpellier et Nîmes-Manduel comprises, la collectivité participera à hauteur de 396,8 M€, dont 342 M€ pour les infrastructures ferroviaires, 32,1 M€ pour la gare de Montpellier (sur un total de 135 M€) et 22,6 M€ pour la gare de Nîmes. Trois autres collectivités participeront au tour de table : l’Agglo de Montpellier, l’Agglo de Nîmes-Métropole, et le conseil général du Gard. Ce matin, Christian Bourquin a regretté une fois de plus « l’absence incompréhensible du conseil général de l’Hérault » dans le financement du projet. Le centriste Jean-Jacques Pons, et l’UMP Christophe Rivenq ont eux aussi fustigé la « défaillance » du Département, qualifiée de « surréaliste » par l’Alésien. Le président du conseil régional a toutefois assorti la participation financière de la collectivité à la réalisation de deux conditions suspensives : « la pleine et entière propriété de l’ensemble des parcelles constituant le nouvel espace ferroviaire du port de Sète », actuellement détenues par RFF, et que la Région réclame ; et « le raccordement effectif et opérationnel des faisceaux ferroviaires du port de Sète au réseau ferroviaire national ». « Cela fait deux ans qu’on discute avec RFF pour qu’ils nous cèdent ces terrains », a argumenté le premier vice-président de la Région en charges des transports, Robert Navarro. « Ils voulaient nous les vendre 20 M€ alors qu’ils ne s’en servent plus depuis 20 ans ! ».

Montpellier/Perpignan « sur les rails »
Le chantier du CNM, qui doit se dérouler entre 2013 et 2016, pour une mise en service en 2017, doit créer 6 000 emplois par an pendant quatre ans. RFF a désigné Bouygues, le 12 janvier, comme « adjudicataire pressenti » du contrat de partenariat public-privé. Les conseillers régionaux de droite et de gauche ont voté en faveur de la participation de la collectivité au CNM, seuls les 10 élus du Front national s’abstenant. « Il a fallu 23 ans pour en arriver là ! », a rappelé le chef de l’exécutif régional, qui a exprimé ses « inquiétudes sur les retards pris pour la réalisation du tronçon Toulouse-Narbonne », tout en estimant que « pour Montpellier/Perpignan, le dossier paraît, après l’accord sur le financement des études signé en 2011, désormais sur les rails avec une perspectives d’achèvement des travaux en 2020 ».
Le PPP « enrichit les banquiers »
Le président du conseil régional a fustigé, lors de cette session, le système de partenariat public-privé retenu pour la réalisation du CNM. Un système qui « favorise, selon lui, l’enrichissement des banquiers. Le PPP est présenté comme la solution miracle par le gouvernement, mais on arrive à un inexorable dérapage des coûts : en 2008, le protocole prévoyait 1,3 milliards d’euros, en décembre 2009, 1,6 milliards d’euros. Nous signons aujourd’hui pour 2 milliards d’euros. La part de la Région est passée de 300 M€ à 396 M€. Nous le faisons parce que nous n’avons pas le choix. Mais le PPP n’est pas la solution miracle. »
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie