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Haute-Garonne
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| 14/12/2020

La mise en service de la 3e ligne du métro toulousain reportée de trois ans

C'est un constat amer que dresse le 14 décembre devant la presse Jean-Luc Moudenc, maire LR de Toulouse et président de Toulouse Métropole. « En cette fin d'année, nous sommes en mesure d'évaluer les conséquences de la crise sanitaire sur les finances de nos collectivités, alors que nous constatons, en la matière, les limites de l'aide de l'État », indique-t-il.

Ces conséquences, c'est Sacha Briand, vice-président de Toulouse Métropole en charge des finances et adjoint au maire de Toulouse, qui les détaille. « Lorsque l'on consolide les pertes de recettes fiscales et de redevances et les dépenses supplémentaires liées directement à la crise, pour la Ville de Toulouse, Toulouse Métropole et Tisséo (qui gère les transports en commun dans l'agglomération, NDRL), nous pouvons estimer le coût de la crise à 154 M€ en 2020. Il devrait ensuite être de 114 M€ en 2021 et de 58 M€ en 2022. Au total, la crise aura coûté plus de 320 M€ en trois ans aux deux collectivités et à Tisséo. »

La 3e ligne de métro décalée à 2028
Pour Jean-Luc Moudenc, il convient, dans ce contexte, de « maintenir notre haut niveau d'ambition en adaptant les calendriers de réalisation des projets ; nous devons préparer l'avenir sans sacrifier le présent ». En ligne de mire, la 3e ligne de métro, qui a fait figure de totem lors de la campagne des municipales, et dont la mise en service est désormais bel et bien prévue pour « la fin de l'année 2028 » (contre 2025 initialement) comme La Lettre M l'annonçait dès début novembre. L'élu insiste : « Le projet n'est pas retardé, il est décalé. Car le lancement du chantier est maintenu à la date prévue, en 2022. Ce qui change, c'est la date de mise en service. Nous réaliserons la 3e ligne, en une seule fois, de Colomiers à Labège. Nous aurions pu faire d'autres choix : renoncer au projet, scinder la mise en service en deux tronçons, augmenter les impôts ou les tarifs de Tisséo... J'ai écarté toutes ces alternatives en opérant un choix qui nous permet de maintenir intacts les autres projets de développement des transports en commun et du vélo. Assécher les finances de Tisséo et de la Métropole pour maintenir coûte que coûte le calendrier initial aurait été irresponsable. » Alors que ses opposants avaient, justement, fait du calendrier de la 3e ligne de métro - jugé « insincère » par Antoine Maurice (Archipel Citoyen) - un argument électoral lors des municipales, Jean-Luc Moudenc rétorque, en vue du conseil métropolitain du 17 décembre prochain : « Je me doute qu'ils vont m'attaquer. Je vais tout simplement leur demander ce qu'ils feraient, eux... » Avant d'ajouter : « La campagne municipale est terminée ».

Au-delà du métro, l'édile évoque d'autres projets structurants susceptibles d'être « étalés dans le temps », comme le Grand Parc Garonne, les grands projets de réhabilitation des quartiers Politique de la ville et certains équipements culturels.

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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