La Capeb 34 souhaite que Cap Artisanat soit lancé en 2016
Pour ses premiers voeux en tant que président de la Capeb Hérault, Bernard François a fait connaître ses priorités pour 2016 en deux actes. « La Capeb intègrera son nouveau siège social à Pierres Vives le 1er février. Ces bureaux sont la première étape de notre projet Cap Artisanat qui devrait voir le jour à proximité de la chambre de métiers, explique le président. Cap Artisanat, c’est le centre d’affaires que nous souhaitons créer et où tous les artisans trouveront l’ensemble des services nécessaires au développement de leur entreprise. » Ce projet évalué à 4,2 M€ HT (1 000 à 1 200 m2 de Shon), entend adapter « l’offre de services aux demandes légitimes » des artisans et regrouper « les organisations professionnelles de l’artisanat, le centre de gestion, le centre de comptabilité Gestelia et nos partenaires », poursuit-il. Saluant la mobilisation du conseil départemental de l’Hérault à ce projet, François Bernard attend encore les réponses de la région LRMP et de la Métropole pour faire aboutir cet ambitieux projet. Le président de la Capeb Hérault va défendre en 2016 les atouts du bâtiment auprès des donneurs d’ordre et des maîtres d’ouvrage, à travers les marchés en lots séparés, les groupements d’entreprises, les filières courtes et l’économie résidentielle.
Des revendications
Le deuxième acte a fait écho à l’esprit syndicaliste chevillé au corps de Bernard François (il est membre de la Capeb depuis 1972) qui a profité de ses vœux pour s’inquiéter de la conjoncture même s’il constate un recul de 2 % des volumes d’activité en 2015 alors que l’entretien et l’amélioration ont stagné. « Difficile de parler d’une reprise mais les carnets de commandes semblent ses redresser. Les mesures de soutien prises par l’Etat devraient finir par produire leurs effets dans le neuf comme dans la rénovation » indique le président signifiant le retour des investisseurs avec les dispositifs Pinel, PTZ, éco-PTZ, crédit d’impôt Transition énergétique,… Il s’inquiète aussi de la loi Noé qui veut supprimer l’exigence de qualification pour exercer certains métiers et la dérèglementation de certaines professions mais aussi de la baisse des dotations de l’Etat aux collectivités et des futurs arbitrages budgétaires demandant à ce que « les acteurs de l’économie de proximité se préoccupent de la dépense de chaque euro de manière citoyenne. Chaque euro gagné par les petites entreprises, est un euro citoyen, en termes de création de richesses et d’emplois. » Il a fermement appelé le gouvernement « à renforcer considérablement les moyens consacrés à la lutte contre ces fléaux (détachement illégal de salariés et travail clandestin NDLR). » La Capeb Hérault s’est portée partie civile à l’encontre d’entreprises poursuivies pour détachement illégal de main d’œuvre (procès en février). Enfin, le président de la Capeb 34 demande aussi à l’Etat « qui privilégie les grands groupes » de desserrer les contraintes sociales et fiscales qui pèsent sur les entreprises artisanales, sans oublier le compte pénibilité ou encore les seuils d’empoussièrement bois…










