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Languedoc-Roussillon
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Conjoncture
| 11/02/2011

La Banque de France prévoit une « accélération de la reprise » en L.-R.

L’économie du Languedoc-Roussillon devrait connaître une « accélération de la reprise en 2011 », selon une étude présentée hier soir par le directeur régional de la Banque de France, Roger Martineau. Autres indications recueillies auprès d’un panel de 1 300 chefs d’entreprise régionaux : un marché à l’export qui se dynamise, des effectifs en progression (sauf dans le BTP), des rentabilités en amélioration, et des investissements en modeste croissance. Les chefs d’entreprise prévoient une hausse de leur CA comprise entre + 6,1 % (dans les services marchands aux entreprises) et 8 % (dans le BTP). Le CA à l’export devrait croître de 7,8 % (commerce de gros) à 11,2 % (services marchands). La progression des effectifs serait comprise entre 2 % (industrie) et 3,4 % (services marchands), sauf dans le BTP (- 0,2 %). Les investissements seront en hausse dans l’industrie (2,6 %) et le BTP (2,9 %), en baisse dans les services marchands. Dans ces derniers, les transports routiers et les activités informatiques investiront davantage, l’hôtellerie, l’ingénierie technique, l’intérim et les services aux bâtiments investiront moins.

« Reprise modérée en 2010 »
En 2010, l’économie du Languedoc-Roussillon aura connu une « reprise modérée ». Les entreprises interrogées estiment à 2,4 % la hausse de leur CA en 2010. La hausse est plus marquée dans les services marchands aux entreprises (+ 5,2 %) et dans le commerce de gros (+ 4,6 %), et plus légère dans l’industrie (+ 2,7 %). En revanche, le BTP enregistre une baisse de 4,3 %. « L’Hérault se porte mieux, l’Aude a le plus souffert », note Roger Martineau. Le chiffre d’affaires à l’export reste stable dans les services marchands aux entreprises et le commerce de gros, et augmente légèrement dans l’industrie (+ 2,6 %). Les effectifs ont augmenté de 0,7 % (dans le BTP) à 5,8 % (services marchands), et baissent légèrement dans l’industrie (- 1,1 %). La rentabilité a été positive dans l’industrie, négative dans les services marchands, très négative dans le BTP, et stable dans le commerce de gros. Les investissements ont reculé dans tous les secteurs, légèrement dans les services marchands (- 1,8 %) et dans l’industrie (- 5,3 %), plus fortement dans le BTP (- 20,8 %).
Industrie : perte d’emplois pérennes
L’industrie, don le CA augmente de 2,7 % en 2010, est « tirée par le secteur des autres productions industrielles, qui représente 60 % de l’emploi industriel en L.-R. », commente la Banque de France. Le textile, l’habillement, le travail du bois, la fabrication de produits métalliques ont connu une bonne année. 85 % du CA des entreprises du secteur est réalisé par les entreprises de moins de 500 salariés, qui connaissent une hausse de 3,1 à 4,6 %, tandis que les entreprises de plus de 500 salariés voient leur CA reculer de - 8,5 %. « Les pertes d’emploi (-1,1 %) ont concerné les emplois pérennes ». Seules les entreprises industrielles de moins de 50 personnes ont embauché. L’investissement immobilier a reculé, tandis que celui qui concerne les équipements est resté stable.
BTP : l’emploi préservé
Le BTP, qui reste à la baisse, en 2010 (- 4,3 %), après une diminution de - 6,7 % en 2009, est particulièrement touché dans les TP (- 6,7 %), tandis que la baisse est plus faible dans le gros œuvre et le second œuvre. Motif : « une baisse des grands chantiers, et des collectivités locales qui n’ont pas pris le relais ». L’emploi a néanmoins été préservé. « Les entreprises du bâtiment ont maintenu leurs effectifs pour garder des compétences en fonction d’une éventuelle reprise », commente Roger Martineau. L’emploi intérimaire dans le BTP recule de - 3,9 %. La rentabilité dans la construction « a énormément pâti de la politique du moins disant, tout au long de l’année, et de l’augmentation du coût des matériaux ». Quant au logement, il a souffert « de réglementations draconiennes qui génèrent une qualité d’exécution plus coûteuse ». Seul le seonc œuvre a dégégé une rentabilité. Les investissements reculent globalement de – 20,8 % dans tous les secteurs du BTP, à l’exception du gros œuvre (+ 10,9 %).
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