Hemeria renforce ses positions dans la Défense
La société toulousaine Hemeria - née en 2019 de la volonté du groupe Nexeya de se recentrer sur ses activités spatiales – muscle ses positions dans le secteur de la Défense. L’entreprise de 240 salariés, qui a conçu et assemblé le nanosatellite Angels, rachète la filiale du groupe Eolane spécialisée dans la maintenance de systèmes aéronautiques et militaires (35 salariés, CA : 10 M€, siège aux Ulis – 91). Une première opération de croissance externe pour Hemeria. « Dès l’origine, nous avons souhaité marcher sur deux pieds : le spatial et la Défense, explique à La Lettre M Nicolas Multan, DG. Sur ce second marché, l’entité d’Eolane offre des compétences relativement similaires aux nôtres, mais ses produits et ses clients sont différents. L’intégrer faisait par conséquent particulièrement sens. Chacun conserve ainsi son business et sa dynamique. » Tous les salariés ont été repris et cinq embauches sont programmées dans les prochains mois. « Nous allons déménager l’équipe dans de nouveaux locaux, toujours aux Ulis », glisse le chef d’entreprise.
25 nanosatellites d'ici à 2023
Cette première acquisition pourrait-elle en appeler d’autres ? Nicolas Multan ne l’exclut pas : « En cette période de crise, nous voyons arriver sur le marché un certain nombre d’entreprises ou d’entités. Nous ne manquerons pas d’étudier les belles opportunités. » Mais Hemeria n’oublie pas pour autant son autre marché historique : le Newspace. Après avoir mis en orbite Angels fin 2019, la société, qui a enregistré 45 M€ de CA l’an dernier, planche désormais sur les 25 nanosatellites suivants, qui constitueront la constellation Kinéis. Dédiés à l’internet des objets, ils devraient être mis en orbite en 2023.










