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Agri - Agro
| 22/10/2013

Grève à la Chambre d’agriculture du Gard

Les employés de la chambre d’agriculture du Gard ont profité d’une session rassemblant élus et partenaires pour lancer un mouvement de grève, hier lundi 21 octobre. En cause, ce qu’ils considèrent comme une trahison : la dénonciation de l’accord sur le temps de travail en vigueur depuis 2000, lors d’un CE, le 20 septembre dernier. « Aujourd’hui, les agents de la Chambre d’agriculture du Gard travaillent 39 h par semaine au lieu des 35 h réglementaires. 22 jours de RTT viennent exactement compenser ce différentiel. Dénoncer cet accord d’entreprise aura pour conséquence de ramener le temps de travail à strictement 35 h par semaine, avec toute la rigidité que cela imposera », indiquent les représentants du personnel et la section syndicale de la Chambre dans un communiqué.
Revenir à 35 h effectives, pour la direction
Pour François Chapelle, directeur de la chambre d’agriculture du Gard, la remise en cause de cet accord intervient alors que la situation a profondément évolué depuis sa signature. « Nous considérons que cet accord d’entreprise, signé dans l’enthousiasme qui a suivi la promulgation de la loi sur les 35 h, doit évoluer. Nous avons dénoncé cet accord pour pouvoir repartir d’une page blanche, et anticiper des temps qui s’annoncent difficiles. Nous pensons nécessaires de revenir à un nombre de jours de travail qui permettent effectivement de réaliser 35 h par semaine, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. »
Anticiper des difficultés financières
« La direction a souhaité dénoncé l’accord existant mais sans que l’on comprenne bien pourquoi, conteste pour sa part Jacques Oustric, l’un des quatre représentants du personnel à la chambre du Gard qui compte 73 salariés. Ils nous ont expliqué qu’ils souhaitaient anticiper des difficultés financières à venir à cause de la baisse de la contribution de l’Etat, on a même parlé d’éviter un plan social… Nous, ce que l’on n’accepte pas, c’est la méthod : on a été mis au pied du mur, et on ne comprend pas en quoi dénoncer cet accord va améliorer les finances de la Chambre. »
Un préavis de trois mois s’impose sur la dénonciation de l’accord. Si aucun accord n'est trouvé entre les partis, l’ancien accord s’appliquera pour une durée d’un an à compter de la dénonciation.
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