Grande région : fusion a minima
À deux mois des élections régionales (6 et 13 décembre), le service minimum est assuré entre les deux exécutifs régionaux de Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, dirigés par les élus socialistes Damien Alary et Martin Malvy. « Informatique, budget, RH et finances : tout ce qui est nécessaire pour que la nouvelle région fonctionne le 1er janvier avance », résume diplomatiquement une source interne. La répartition géographique des services entre Montpellier et Toulouse n’est pas arrêtée, contrairement à ceux de l’Etat, qui a tranché fin juillet. « Mais il est difficile d’établir un organigramme avant de connaître la politique que le futur exécutif appliquera », tempère cette source. Interrogé lors de son déplacement à Palma de Majorque, la semaine dernière, Martin Malvy, président de la Région MP, estime que « les directeurs généraux adjoints seront a priori dans les villes où se trouveront les services de l'Etat correspondants. Mais ce sera à la future assemblée d'en décider. » Dans cette hypothèse, la future direction régionale de la Direccte étant à Toulouse, les services dédiés au développement économique seraient également dirigés depuis la Ville rose.
CPER. Les Régions actuelles disparaîtront le 1er janvier, mais pas les politiques spécifiques liées à chacun des territoires. Il faudra attendre fin 2016 pour que soient revus les deux contrats de plan Etat-Région. Mais le candidat LR/UDI à la présidence Dominique Reynié préconise leur rapprochement, tandis que la candidate PS Carole Delga estime que les « investissements régionaux prévus dans les deux CPER sont complémentaires. » Les dispositifs de soutien à l'économie propres à chacun des deux conseils régionaux actuels devraient quant à eux perdurer « pendant plusieurs années », selon les deux présidents sortants. Qui assurent que les fonds européens seront attribués selon les engagements pris sur chacun des deux territoires jusqu’en 2020. Optimiste, Martin Malvy veut croire que « les choses vont aller plus vite qu'on ne le croit dans l'harmonisation des politiques publiques. Sinon, le risque de contentieux va s'accroître, du fait du principe de l'égalité des citoyens ». À Palma de Majorque, les deux délégations de MP et LR étaient au moins d’accord sur un point : la loi NOTRe n'a pas laissé assez de temps ni clarifié tous les points.










