Flower Campings vise le cap des 200 établissements
La société haut-garonnaise Flower Campings envisage d’ouvrir « entre dix et quinze campings par an », annonce à La Lettre M Olivier Kiehl, DG. Objectif : atteindre à terme le cap des 200 établissements en France, contre 133 aujourd’hui. Basée à Balma, l’entreprise revendique au travers de ses campings – dont 23 gérés en propre et 110 sous forme de franchise – quelque 17 000 emplacements et 550 000 clients. Flower Campings, qui compte 25 salariés au sein de son siège, auxquels s’ajoutent près de 600 salariés (ETP) dans son réseau, a enregistré 80 M€ de chiffre d’affaires consolidé en 2023 (dont 30 M€ en propre). « Nous serons en croissance de 5 % cette année et ambitionnons une tendance similaire en 2025 », indique le dirigeant.
Un modèle double
Fondée en 2005, l’entreprise haut-garonnaise a été rachetée en 2022 par le groupe Magora (ex-Odalys). « À l’origine, le réseau est né à l’initiative d’un certain nombre de propriétaires de campings indépendants qui souhaitaient se fédérer et travailler ensemble, explique Olivier Kiehl. Avec les années, il s’est développé sur deux jambes, avec à la fois des campings gérés en propre et d’autres en franchise. » En fonction du modèle choisi, la typologie des établissements ne sera pas tout à fait la même. « Globalement, il s’agit de campings familiaux de 100 à 200 emplacements – dont 50 % d’emplacements nus –, orientés 3 à 4 étoiles, plutôt tournés vers la nature et abritant des espaces aquatiques, indique le dirigeant. Mais les campings que nous gérons en propre sont souvent un peu plus grands que les autres. » Dans tous les cas, les établissements qui viennent compléter le réseau de Flower Campings sont le fruit d’acquisitions. « Aujourd’hui, les autorisations de création de nouveaux campings sont rares », précise Olivier Kiehl, dont la feuille de route prévoit chaque année l’ouverture de « jusqu’à cinq campings en propre et dix en franchise ».
L’international ? « En réflexion »
En 2024, Flower Campings aura ouvert quatorze établissements. Sept lancements sont d’ores et déjà sécurisés pour 2025. Son maillage territorial, le réseau le construit « principalement à l’opportunité », convient le dirigeant, qui ne souhaite pas s’engager sur la voie de l’international dans l’immédiat. « Le sujet est en réflexion, notamment du côté de la péninsule ibérique et de l’Europe du Nord, mais il n’y a pas de projet formalisé pour le moment, confie-t-il. Car notre marque s’est développée sur la base d’un dialogue permanent entre les adhérents, qui co-construisent notre histoire. Nous ne souhaitons pas perdre cette culture, cet état d’esprit. »
Un marché en croissance
Après une période d’euphorie dans le sillage du Covid-19, le marché de l’hôtellerie de plein air tire aujourd’hui son épingle du jeu, mais dans des proportions moins spectaculaires. « Il y a eu un emballement pendant deux ou trois ans, avec des croissances allant jusqu’à 15 %, commente Olivier Kiehl. Désormais, la progression annuelle est de 3 à 5 %. La tendance est bonne, au contraire de celle de l’hôtellerie. » Flower Campings compte 25 salariés au sein de son siège social, mais aussi 181 ETP dans les campings exploités en propre, ainsi qu’environ 400 ETP dans les campings franchisés.











