En redressement, le fabricant d’éthylotests Contralco est mis en vente
En redressement judiciaire depuis le 10 janvier, le fabricant héraultais d’éthylotests à usage unique Contralco est en vente. « Plusieurs acteurs régionaux ont fait part de leur intérêt, confie le 27 janvier à La Lettre M Eric Condesse, dirigeant de la PME basée à Gignac. Je suis confiant dans une cession qui pourrait aboutir en mars prochain. L’entreprise emploie des salariés de valeur, elle est dotée d’un vrai savoir-faire industriel et l’outil est rentable. » Active depuis 42 ans, l’entreprise emploie 25 salariés et 6 à 7 intérimaires. Le dossier est entre les mains de l’administrateur judiciaire* et du tribunal de commerce de Montpellier. Contralco réalise 3 M€ de chiffre d’affaires, dont 15 à 20 % à l’international.
Plan de continuité
Un plan de continuité de dix ans avait été engagé en février 2017 et prolongé jusqu'en 2029 avant le placement en redressement judiciaire. « Le résultat d’exploitation est positif mais la rentabilité ne sert qu'à payer les dettes du plan, poursuit Eric Condesse. Depuis plus d’un an, nous savions que nous devions faire un arbitrage. Nous avons d’ailleurs travaillé un temps à l’hypothèse d’une reprise par les salariés à travers une coopérative. » Après avoir connu une phase de croissance au début des années 2010 et employé plus de 300 personnes, Contralco avait licencié environ 230 salariés en 2013 après le report sine die de l’obligation de l’éthylotest dans les voitures par le ministre de l'Intérieur de l’époque, Manuel Valls. « La crise du Covid est aussi passée par là, même si la loi LOM sur les mobilités a imposé à partir de juillet 2021 la vente d’éthylotests là où est vendu de l’alcool à emporter. »
*administrateur : Me Olivier Fabre











